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    <title><![CDATA[Fils invisibles (Lectures, films, radio)]]></title>
    <link>http://www.fils-invisibles.net/categorie-219991.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Lectures, films, radio&quot; du blog &quot;Fils invisibles&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Fils invisibles (Lectures, films, radio)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 14:24:57 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 28 Jul 2010 14:24:57 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.fils-invisibles.net</copyright>            <category>Lectures, films, radio</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Innocence]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-innocence-54114043.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    C’est une version moderne du quatrième remède d’Épicure&nbsp;: « Le bonheur est possible.&nbsp;»<br>
    <blockquote>
      L’enfer n’est qu’une salle parmi d’autres de notre cerveau-Versailles&nbsp;; il nous est toujours loisible de fermer cette porte-là et d’en ouvrir une autre. Je peux revivre à souhait, par
      exemple, les divines amours des premières années de mon mariage avec Alioune. Me réveillant le matin, je sentais contre ma cuisse son sexe durci, il entrait en moi et ne bougeait pas, je
      fermais les yeux et faisais semblant de me rendormir en toute innocence mais en fait je le serrais fort, lui malaxais le sexe en imprimant au mien des contractions savantes, puis il commençait
      à me baiser doucement comme dans un rêve, au début je résistais au plaisir, restant exprès un peu au-dessus et un peu en dehors, mais au bout d’un moment la faiblesse devenait irrésistible, une
      <em>chose</em> que je sentais grandir et lentement m’envahir, me retourner comme un gant, et quand je jouissais c’était comme de pleurer. Après, on pouvait se toucher n’importe où, n’importe
      comment, Alioune et moi, c’est idiot, je pouvais par exemple appuyer ma tête contre l’intérieur de sa cuisse, tout en haut, et être juste heureuse, c’est fou ce qu’on peut être heureux, est-ce
      <em>possible</em> que je ne connaîtrai plus jamais ce bonheur-là&nbsp;?<br>
      <br>
      Nancy Huston. <em>Infrarouge</em>, Actes Sud (2010) p. 221
    </blockquote>Et moi j’ai vécu cela&nbsp;: <em>[…] dans un demi-sommeil, j'ai senti que tu avais mis ta tête, tes mains près de mon sexe, que tu le touchais peut-être ou le caressais doucement, et
    je suis resté figé devant la pureté de ton geste. Un moment secret, sacré... Quand tu me touches ainsi je ressens un plaisir comparable à celui d'une jeune femme dont le bébé au sein presse d'une
    main celui qui le nourrit tout en jouant à titiller le mamelon libre avec son autre main.</em><br>
    <br>
    Nancy, encore (p. 222)&nbsp;:<br>
    <blockquote>
      Revenir alors à la nuit où, au retour d’une fête vers les trois heures du matin, ayant congédié la baby-sitter et mis un disque de Susanne Abbuehl, j’ai laissé Alioune lentement me déshabiller
      et me porter jusqu’au lit, les reins ceints d’un foulard turquoise. Noyée dans la voix d’Abbuehl chantant e.e. cummings et la chaleur qui irradiait tout mon corps, j’ai poussé un cri
      interminable pendant que sa langue caressait la pointe de mon être et puis, après les séismes, le mien puis le sien puis le mien à nouveau, je suis restée lovée dans le désordre des draps,
      parcourue de secousses qui s’espaçaient peu à peu, m’accrochant avec nostalgie aux derniers accords de <em>somewhere I have never travelled, gladly beyond…</em> Mais Alioune, qui ignore tout de
      l’anglais, m’a arrachée à ma rêverie en s’exclamant&nbsp;: «&nbsp;Ah là là, ce qu’elle est sirupeuse, cette musique&nbsp;!&nbsp;»…
    </blockquote>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 21:42:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-innocence-54114043.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-innocence-54114043-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Radis noir]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-35973624.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <blockquote>
      Miz Sophisticated Lady est bien mieux que tout ce que j’avais imaginé. Elle a une sexualité délirante qui contraste merveilleusement avec son allure guindée. Faut la baiser vicieusement. Elle
      se met volontiers à quatre pattes et, là, je la prends calmement. À mon rythme. Elle n’arrête pas d’exiger des trucs cochons et dans la bouche de Miz Sophisticated Lady, c’est joliment pervers.
      J’y vais comme au ralenti. C’est un ticket pour l’éternité. Je la prends par derrière et elle hurle. Des cris aigus, un peu excentriques. Une baise à la fois nerveuse et sûre. Le truc qu’elle
      semble privilégier n’est pas particulièrement difficile. Faut la pénétrer violemment, presque au sang, pour ensuite se retirer tout doucement. Élémentaire, oui. Mais pour une fille bien de Sir
      George William’s, c’est tout de même étonnant. Comme quoi à la regarder si bien mise, on n’imaginerait pas le petit animal vorace et insatiable niché au cœur de son vagin. Je sens mes jambes
      trembloter, ma nuque devenir raide. Le cri lové quelque part dans mon duodénum. Le cœur de mon sexe jubile comme un poisson hors de l’eau. Le Coran dit&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Dis-tu la vérité ou
      plaisantes-tu&nbsp;?&nbsp;» (Sourate XXI, 56). Je l’entraîne jusqu’au lit sans vraiment arrêter de baiser, la tenant pour ainsi dire au bout de ma pine nègre. La fenêtre encore ouverte sur la
      Croix du mont Royal. Miz Sophisticated Lady est couchée sur le dos. Offerte. Toute molle et humide. Dieu&nbsp;! cette fille judéo-chrétienne, c’est mon Afrique à moi. Une fille née pour le
      pouvoir.<br>
      (Dany Laferrière. <em>Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer</em>, Groupe Privat/Le Rocher 2007, p.&nbsp;80-81)
    </blockquote>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 12 Sep 2009 09:03:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-35973624.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-35973624-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Certif. fellation]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-35178166.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    Les semaines qui précèdent ont été pour moi l’occasion d’une importante découverte.<br>
    <br>
    C’est arrivé par hasard&nbsp;: une amie me demande d’acheter pour elle <em>Osez... la sodomie</em> de Coralie Trinh Thi. Elle m’explique&nbsp;: «&nbsp;Tu comprends, je n’ai pas envie que mon
    homme ouvre le paquet&nbsp;!&nbsp;». Oui, ça lui donnerait des idées, d’autant plus que ce petit ouvrage est excellent…&nbsp;Mais ce n’est pas le sujet de cet article.<br>
    <br>
    Lors de la commande, Ah-ma-zone-érogène me propose, comme souvent, un deuxième livre pour «&nbsp;compléter l’achat&nbsp;»&nbsp;: <em><a href=
    "http://www.amazon.fr/Comment-faire-lamour-toute-nuit/dp/2290349194"></a>Comment faire l'amour toute la nuit&nbsp;: L'orgasme multiple au masculin</em>. Ce titre me fait rire, mais il y a trop
    longtemps que j’entends parler d’orgasme multiple chez l’homme, et il coûte moins de 7 euros… Alors, pourquoi pas&nbsp;?<br>
    <br>
    Le livre m’a accompagné lors d’un séjour dans un endroit austère. Seule occasion, chaque soir, de converser avec ma sensualité.<br>
    <br>
    La méthode proposée par Barbara Keesling est basée sur un principe élémentaire&nbsp;: pour avoir plusieurs orgasmes à brève échéance, il suffit de ne pas éjaculer. Et, pour cela, d’apprendre à
    contracter son muscle pubo-coccygien au moment de la jouissance. L’ouvrage est entièrement consacrée à une série d’exercices très progressifs qui permettent d’y parvenir. Chaque exercice est
    justifié par des considérations physiologiques tirées de découvertes récentes en sexologie.<br>
    <br>
    Il est recommandé de pratiquer les exercices dans l’ordre —&nbsp;se donner pour cela quelques mois&nbsp;— et surtout de ne pas brûler les étapes. C’est ce que j’ai fait, évidemment&nbsp;: j’ai
    tout lu attentivement, sans rien pratiquer mais en intégrant bien les explications, puis je me suis lancé dans le dernier exercice qui consiste, comme annoncé, à jouir sans éjaculer, d’abord seul
    puis avec un-e partenaire.<br>
    <br>
    Succès immédiat. En réalité, le discours sur le contrôle du périnée m’était familier car les femmes de mon entourage en parlent beaucoup. De plus, cette découverte faisait partie intégrante du
    long cheminement que m’a fait «&nbsp;subir&nbsp;» Iliane-Patricia dans la <a href="http://fils-invisibles.over-blog.com/article-708667.html">première époque de notre relation</a>, et dont j’avais
    découvert le potentiel surprenant le jour de ma <a href="http://fils-invisibles.over-blog.com/article-709041.html">première rencontre avec Marie</a>. Sauf qu’il s’agit maintenant de prolonger ce
    contrôle dans le déclenchement d’un orgasme.<br>
    <br>
    Ce n’est donc pas le fait d’y être parvenu qui m’a supris, mais plutôt celui d’y trouver du plaisir. Et quel plaisir&nbsp;! Je me suis rendu compte que j’avais déjà vécu,
    <em>accidentellement</em>, des orgasmes sans éjaculation, mais que cette expérience avait éveillé en moi une peur ancestrale, celle de l’impuissance&nbsp;: et si mon sexe se détruisait à cause de
    cet empêchement&nbsp;? Plus que cela, en répétant l’expérience j’en suis venu à supposer que le besoin, pour un homme, de sentir son sperme couler dans un réceptacle féminin serait lié au désir
    inconscient de féconder la femme pour se l’attacher. Réflexe inconscient puisqu’il intervient même si la partenaire n’est pas fécondable.<br>
    <br>
    Ma <em>geisha</em> a été la première à exprimer sa curiosité de cette nouvelle pratique. Elle a bien senti que ma jouissance était plus intense, plus profonde, plus <em>taoiste</em> lorsque je
    gardais mon sperme. Elle a tenu à en vérifier la réalité&nbsp;: cette expérience est maintenant <em>certifiée fellation</em>&nbsp;!<br>
    <br>
    Les mois qui ont suivi, la pratique de l’orgasme sans éjaculation s’est installée «&nbsp;par défaut&nbsp;» dans ma palette de plaisirs sexuels. Je n’ai plus rien à contrôler, le muscle
    pubo-coccygien se contracte au moment approprié, pourvu que je sois entièrement détendu. J’en viens à croire que ce réflexe a pu exister dans des (rares) sociétés humaines où la maîtrise de la
    fécondité était associée à une intense activité sexuelle&nbsp;: dans ce cas, les hommes ne féconderaient leurs compagnes que par un geste volontaire.<br>
    <br>
    Une autre découverte surprenante a été qu’après un orgasme sans éjaculation, le plaisir de l’homme ne tombe pas brusquement, au point de lui donner envie de quitter sa partenaire, aller regarder
    la TV ou rentrer chez lui&nbsp;! L’érection peut s’effacer lentement mais elle ne tarde pas à revenir. Par contre, l’hypersensibilité des muqueuses peut donner envie d’un peu de repos. Donc, ne
    pas s’attendre à trouver l’équivalent de ces <a href="http://www.fils-invisibles.net/article-22365329.html">orgasmes féminins multiples</a> qui «&nbsp;rebondissent&nbsp;» en deux minutes…<br>
    <br>
    Quant à «&nbsp;faire l’amour toute la nuit&nbsp;», cela n’a pas beaucoup changé mes habitudes. Vrai, je peux plus facilement vivre deux ou trois orgasmes à la même rencontre, mais je n’ai pas
    pour autant envie de les multiplier, surtout quand la «&nbsp;voie de l’extase&nbsp;» se présente à mes yeux comme un chemin de lumière.… Le magnifique enseignement de ce livre, pour moi, est donc
    plutôt l’interpénétration entre mes «&nbsp;<a href="http://www.fils-invisibles.net/article-5167872.html">deux visions de la sexualité</a>&nbsp;»&nbsp;: on peut passer d’une branche à l’autre, de
    l’extase vers l’orgasme (<a href="http://fils-invisibles.over-blog.com/article-754004.html">je le savais</a>) mais aussi de l’orgasme vers l’extase. Je comprends, maintenant, pourquoi un rituel
    tantrique décrit par d’anciens textes débute par l’orgasme masculin…<br>
    <br>
    Merci pour cet enseignement, Barbara Keesling&nbsp;!
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Sep 2008 11:34:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-35178166.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-35178166-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Parapluie]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-19851030.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <blockquote>
      <p>
        Le sexe est le jouet sophistiqué et parfait que les adultes ont à portée de main pour s’amuser gratuitement, et confondre le sexe avec le péché me semble aussi contre nature que ridicule.
        C’est vraiment gâcher sa vie. La déshonorer. Piétiner ce qu’il y a de plus sacré. Parce que la grande bénédiction de l’être humain, c’est son sexe et le plaisir qu’il tire à son maniement. Et
        le perdre, l’annuler, l’anesthésier, le censurer ou, plus grave, l’oublier comme un parapluie dans un taxi est affligeant ou lamentable.
      </p>
      <p align="right">
        Lola Beccaria. <em>Toute nue</em>. Stock, 2006.
      </p>
    </blockquote>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 May 2008 16:37:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-19851030.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-19851030-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'éternité]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-19444313.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    J’étais en train de lire <em>La Voie Humide</em> de Coralie Trinh Thi …<br>
    <blockquote>
      En vérité, la seule permanence est l’impermanence, c’est pour cela que les histoires d’amour mythiques s’achèvent sur la mort des amants. On nous apprend que l’amour véritable est éternel, et
      on crève tous de ce désir d’éternité, d’absolu. Mais l’éternité, ce n’est pas lorsque le temps se fige, qu’on s’agrippe à l’instant comme une moule à un rocher, rétracté sur une bribe de
      réalité, fossilisé&nbsp;! C’est le contraire. Dans l’instant, libéré du temps, quand on s’absorbe complètement dans le présent, en dehors du champ de l’intellect, qui confond le présent avec le
      passé immédiat ou le futur immédiat. L’éternité est une pure sensation, un lâcher prise. Mais elle laisse dans l’âme une trace indélébile.
    </blockquote>…&nbsp;quand Iliane-Patricia m’a appelé. Un problème avec son imprimante, puis nous avons parlé de la vie, de nos amours de passage et de cette chose qui parfois nous retient de
    vivre&nbsp;: l’éternelle attente d’un retour au sublime gravé dans nos mémoires. Nous avons convenu de ne rien faire pour nous revoir, car nous sommes déjà si proches.<br>
    <br>
    Dans la nuit j’ai achevé la lecture de cette œuvre magistrale et dérangeante en alternance (oui&nbsp;!) avec celle de <em>Madame Bovary</em>. Singulièrement les récits entrent parfois en
    résonnance, par delà les incompatibilités entre personnages et époques, pour peu que le lecteur ait pris soin de se dépouiller de tout jugement «&nbsp;social&nbsp;» —&nbsp;moral, esthétique
    etc.<br>
    <br>
    Flaubert&nbsp;:<br>
    <blockquote>
      N’importe&nbsp;! elle n’était pas heureuse, ne l’avait jamais été. D’où venait donc cette insuffisance de la vie, cette pourriture instantanée des choses où elle s’appuyait&nbsp;?…&nbsp;Mais,
      s’il y avait quelque part un être fort et beau, une nature valeureuse, pleine à la fois d’exaltation et de raffinements, un cœur de poète sous une forme d’ange, lyre aux cordes d’airain,
      sonnant vers le ciel des épithalames élégiaques, pourquoi, par hasard, ne le trouverait-elle pas&nbsp;? Oh&nbsp;! quelle impossibilité&nbsp;! Rien, d’ailleurs, ne valait la peine d’une
      recherche&nbsp;: tout mentait&nbsp;! Chaque sourire cachait un bâillement d’ennui, chaque joie une malédiction, tout plaisir son dégoût, et les meilleurs baisers ne vous laissaient sur la lèvre
      qu’une irréalisable envie d’une volupté plus haute.
    </blockquote>
    <div>
      <a href="http://cinema.fluctuat.net/coralie-trinh-thi/interviews/2229-le-roman-d-une-cartomanciere.html" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/11/13/87//CTT.jpg" class=
      "DrteTexte" border="0" height="120" width="170"></a>
    </div>Elle n’a pas eu le temps de trouver. Mais Coralie&nbsp;:<br>
    <blockquote>
      Une nuit il est entré en moi, doucement, tout doucement, en me disant de ne pas bouger, de ne pas gémir, la main plaquée sur ma bouche, <em>chuuut</em>, et dès que j’esquissais un geste il me
      grondait et menaçait de se retirer.<br>
      …<br>
      Dans tous les mythes, l’objet de la quête se cache au point de départ. Mais les initiés savent que c’est le chemin parcouru qui fait la valeur de la quête, et apparaître son objet.<br>
      …<br>
      Tout au fond de mon ventre il y a ce qui me relie aux autres. L’universel est bien dans l’infiniment intime. Mon égocentrisme était vraiment généreux.
    </blockquote>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 May 2008 14:39:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-19444313.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-19444313-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'orgasme]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-4755122.html</link>        <description><![CDATA[Je ne sais pas si vous avez vu les reportages sur l&rsquo;orgasme diffus&eacute;s par Arte le 16 octobre&nbsp;: Sophie Jeaneau interrogeant des femmes, puis Yvonne Debeaumarch&eacute; avec un groupe d&rsquo;hommes.  Ils &eacute;taient bien faits &mdash;&nbsp;les films, les hommes et les femmes &mdash; et le d&eacute;bat qui a suivi &eacute;tait int&eacute;ressant.<br /><br />Pourtant j&rsquo;ai regrett&eacute; que les cinq hommes qui t&eacute;moignaient de leur exp&eacute;rience soient tous dans le m&ecirc;me sch&eacute;ma. Il m&rsquo;a sembl&eacute; que pour eux le c&ocirc;t&eacute; extatique n'&eacute;tait pas dissoci&eacute; d&rsquo;un m&eacute;canisme physiologique exalt&eacute; par l&rsquo;imaginaire&nbsp;: jouir veut dire l&acirc;cher son sperme, et c&rsquo;est seulement ce qui se passe &laquo;&nbsp;avant&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;apr&egrave;s&nbsp;&raquo; qui fait la diff&eacute;rence. Mais c&rsquo;est peut-&ecirc;tre le montage qui a retenu cette vision st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;e.<br /><br />Certes on n&rsquo;en est plus &agrave; la performance sportive qui voudrait que les partenaires hurlent de jouissance au m&ecirc;me moment, on ne s&rsquo;&eacute;gare pas non plus dans une c&eacute;r&eacute;bralisation pr&eacute;tendument mystique, mais je n&rsquo;ai pas retrouv&eacute; dans ce qui a &eacute;t&eacute; montr&eacute; des t&eacute;moignages, ni les commentaires, toute la palette du plaisir entre adultes consentants&hellip;]]></description>
        <pubDate>Mon, 16 Oct 2006 11:05:35 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-4755122.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-4755122-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le bonheur est dans le fix]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-2572962.html</link>        <description><![CDATA[<blockquote><img class="DrteTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/13/87/ceinture.jpg" />Disposant en permanence dans notre cerveau d&rsquo;une fantastique, d&rsquo;une extraordinaire pharmacie naturelle qui distribue sans compter une quantit&eacute; illimit&eacute;e de drogues psychoactives, nous persistons &agrave; enrichir les dealers, nos jeunes continuent &agrave; se droguer et les prisons &agrave; se remplir. L&rsquo;<em>Homo</em> est d&eacute;cid&eacute;ment tout, sauf <em>sapiens</em> (sage).<br /><br />Les r&eacute;cents progr&egrave;s de la science d&eacute;montrent que nos neurones sont capables de produire et d&rsquo;utiliser des drogues comme la morphine (endorphines), de la marijuana ou du haschich (anandamide), de la nicotine (ac&eacute;tyicholine), de la coca&iuml;ne et des amph&eacute;tamines (dopamine), des tranquillisants et hypnotiques (endobenzodiaz&eacute;pines). Toutes ces endosubstances sont les stricts &eacute;quivalents des fameux paradis artificiels. Toutes permettent d&rsquo;activer le parc de loisirs de notre cerveau. Nous pouvons donc sans danger et dans la plus stricte l&eacute;galit&eacute; nous envoyer en l&rsquo;air en stimulant notre &laquo;&nbsp;voie dopaminergique m&eacute;solimbique&nbsp;&raquo; (pardon pour le barbarisme)&hellip; et pourtant, nous absorbons des tas de saloperies sans nom, des poudres d&rsquo;illusion.<br /><br />Les moyens de fabriquer ces substances&nbsp;? Rien de plus simple&nbsp;: un peu de sport par exemple&nbsp;; quand un coureur de fond commence &agrave; fatiguer, a des crampes, se sent pr&ecirc;t &agrave; abandonner&hellip; S&rsquo;il insiste un peu voil&agrave; &laquo;&nbsp;le deuxi&egrave;me souffle&nbsp;&raquo;. Il n&rsquo;est que de se promener dans un vestiaire de marathoniens en fin de course&nbsp;: l&rsquo;euphorie est de mise&hellip; tout le monde semble avoir gagn&eacute;. Merci les endorphines&nbsp;! Vous n&rsquo;aimez pas le sport&nbsp;? Essayez l&lsquo;amour&nbsp;: l&rsquo;orgasme d&eacute;clenche une cascade de plaisir chimique. Voyage garanti jusqu&rsquo;au septi&egrave;me ciel&hellip; et sans retard dans les a&eacute;roports.<br /><br />Quoi&nbsp;! Vous n&rsquo;aimez pas l&rsquo;amour&nbsp;?<br /><br />[&hellip;]</blockquote>Alors&hellip;&nbsp;?<br /><blockquote>Alors, me direz-vous, qu&rsquo;est-ce qui nous emp&ecirc;che de nous autoshooter, pourquoi tant de gens se cament-ils, picolent, fument sans vergogne&nbsp;? Pourquoi les r&eacute;seaux de dealers, la SEITA et les ivrognes prosp&egrave;rent-ils &agrave; l&rsquo;envi&nbsp;?<br /><br />Il existe de nombreuses explications. Aucune n&rsquo;est pleinement satisfaisante, mais la seule au fond, c&rsquo;est la paresse. L&rsquo;incommensurable fain&eacute;antise de tous les organismes vivants. Les animaux sont d&rsquo;ailleurs pires que nous dans le domaine&nbsp;: donnez trop r&eacute;guli&egrave;rement des graines aux oiseaux qui viennent sous vos fen&ecirc;tres, et ils perdront l&rsquo;habitude de chercher leur nourriture&hellip; Il suffira ensuite que vous vous absentiez quelques jours en hiver pour que ce soit l&rsquo;h&eacute;catombe. Le pli est vite pris, chez eux comme chez nous.<br /><br />Du point de vue des synapses en effet, pourquoi se donner tant de mal &agrave; courir le marathon, &agrave; draguer, &agrave; se torturer les m&eacute;ninges alors que quelques milligrammes de poudre ou de fum&eacute;e donnent sans effort un r&eacute;sultat imm&eacute;diat&nbsp;? Aldous Huxley dans <em>Le Meilleur des mondes</em> d&eacute;crit un univers totalitaire o&ugrave; une drogue pr&eacute;tendue sans inconv&eacute;nient, le soma, procurait &agrave; une population asservie tout le bonheur dont elle avait besoin.<br /><br />La loi du moindre effort est un comportement universel, &eacute;vident, logique, qui pousse &agrave; accomplir un minimum pour obtenir un maximum. Et en plus, &ccedil;a s&rsquo;apprend tr&egrave;s facilement.<br /><br />Griller une cigarette, boire un coup de trop, fumer un joint devant les enfants leur donne vite des id&eacute;es.<br /><br />&laquo;&nbsp;Grave&nbsp;&raquo; comme ils disent&nbsp;!<br /><br />[&hellip;]</blockquote>
<p align="right">Patrick Lemoine, Edito <em>PH Mag</em>, 2003.<br />In <em>L&rsquo;enfer de la m&eacute;decine est pav&eacute; de bonnes intentions</em>. Paris&nbsp;: Laffont, 2005.</p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 29 Apr 2006 00:28:19 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-2572962.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-2572962-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'amour en vie]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-2387492.html</link>        <description><![CDATA[Soir&eacute;e solitaire hier. Au moment de dormir j&rsquo;ai continu&eacute; la lecture de &laquo;&nbsp;Bienheureuse infid&eacute;lit&eacute;&nbsp;&raquo;, de Paule Salomon, dont je m&rsquo;&eacute;tais lass&eacute; plusieurs fois. Il faudra bien que j&rsquo;arrive au bout car on a demand&eacute; &agrave; me l&rsquo;emprunter. Les t&eacute;moignages du chapitre <em>Amour et libert&eacute;</em> ont d&rsquo;abord retenu mon attention, puis le sommeil m&rsquo;a gagn&eacute; au moment o&ugrave; je lisais son essai sur <em>Le couple libre</em>. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que l&rsquo;auteur zappe sans avertir du v&eacute;cu r&eacute;el de ses &laquo;&nbsp;clients&nbsp;&raquo; &agrave; un id&eacute;al qu&rsquo;elle aurait aim&eacute; vivre, d&eacute;robant son intimit&eacute; au lecteur pour ne livrer que la forme. &Eacute;chou&eacute; au bas d&rsquo;une page, j&rsquo;ai ferm&eacute; le livre, la lumi&egrave;re et les yeux presque en m&ecirc;me temps.<br /><br />Ce matin, par curiosit&eacute;, j&rsquo;ai eu envie de reprendre le texte au point o&ugrave; je l&rsquo;avais laiss&eacute;. Les mots ont chang&eacute; de sens&nbsp;! Le passage qui m&rsquo;avait endormi devient lumineux&nbsp;:<br /><blockquote>L&rsquo;amour romantique exclusif reste en nous l&rsquo;id&eacute;al de l&rsquo;amour parce qu&rsquo;il correspond au sentiment d&rsquo;unit&eacute; &agrave; la fois originel et ultime, mais dans le mouvement de la vie ce point ne peut pas &ecirc;tre constamment atteint. Il est au-del&agrave; de l&rsquo;espace et du temps, d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute; par essence m&ecirc;me. Nous avons besoin de deux adaptations dans notre mani&egrave;re de penser. <em>D&rsquo;une part, cesser de confondre nos besoins d&rsquo;absolu et d&rsquo;immobile avec une r&eacute;alit&eacute; relative et en mouvement, d&rsquo;autre part cesser de chercher &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur ce que nous avons &agrave; mettre &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur.</em> L&rsquo;amour ne s&rsquo;accommode ni de murs, ni de prisons, ni d&rsquo;arr&ecirc;t sur image. Il est nomade, toujours en cr&eacute;ation et ne peut pas prendre support sur un mariage, une maison, un travail ou quoi que ce soit qui fonctionne en terme de possession. En m&ecirc;me temps, il aspire &agrave; la totalit&eacute;, &agrave; l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; et &agrave; l&rsquo;unit&eacute;. Et s&rsquo;il adopte des formes qui semblent r&eacute;pondre &agrave; cette aspiration, il d&eacute;p&eacute;rit.</blockquote>Dommage, la suite et la fin de l&rsquo;ouvrage ne sont pas du m&ecirc;me niveau&hellip; Mais il pose avec acuit&eacute; de nombreuses questions incontournables.]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Apr 2006 11:10:23 +0200</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-2387492.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-2387492-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Faites lamour ET la guerre ;-)]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-1961368.html</link>        <description><![CDATA[<blockquote>Tandis que les forces ou les ann&eacute;es le permettent, affrontez les fatigues : bient&ocirc;t, de son pas silencieux, viendra la vieillesse qui vous courbera. Fendez la mer de vos rames, ou la terre de votre charrue, ou bien chargez vos mains belliqueuses d&rsquo;armes meutri&egrave;res, ou bien consacrez aux femmes votre vigueur virile et vos soins. Ce dernier parti est aussi un service militaire ; ce dernier parti rapporte aussi des richesses.<br />
<p align="right">Ovide, l&rsquo;Art d&rsquo;aimer</p>
</blockquote>]]></description>
        <pubDate>Tue, 14 Feb 2006 10:02:40 +0100</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-1961368.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-1961368-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Poète si l'on veut]]></title>
        <link>http://www.fils-invisibles.net/article-1782793.html</link>        <description><![CDATA[<blockquote>Du droit de t&rsquo;insurger tu useras<br />quoi qu&rsquo;il advienne<br />Du droit de discerner<br />D&eacute;voiler<br />Lac&eacute;rer<br />Chaque visage de l&rsquo;abjection<br />tu t&rsquo;acquitteras<br />&agrave; visage d&eacute;couvert<br />De la graine de lumi&egrave;re<br />dispens&eacute;e &agrave; ton esp&egrave;ce<br />chue dans tes entrailles<br />tu te feras gardien et vestale<br />Ces conditions pr&eacute;alables<br />tu m&eacute;riteras ton vrai nom<br />Homme de parole<br />ou po&egrave;te si l&rsquo;on veut<br /><br />Abdelatif La&acirc;ki</blockquote>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Jan 2006 18:08:01 +0100</pubDate>        <guid >http://www.fils-invisibles.net/article-1782793.html</guid>
                <category>Lectures, films, radio</category>        <comments>http://www.fils-invisibles.net/article-1782793-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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