Fils invisibles

Je ne sais pas si vous avez vu les reportages sur l’orgasme diffusés par Arte le 16 octobre : Sophie Jeaneau interrogeant des femmes, puis Yvonne Debeaumarché avec un groupe d’hommes. Ils étaient bien faits — les films, les hommes et les femmes — et le débat qui a suivi était intéressant.

Pourtant j’ai regretté que les cinq hommes qui témoignaient de leur expérience soient tous dans le même schéma. Il m’a semblé que pour eux le côté extatique n'était pas dissocié d’un mécanisme physiologique exalté par l’imaginaire : jouir veut dire lâcher son sperme, et c’est seulement ce qui se passe « avant » et « après » qui fait la différence. Mais c’est peut-être le montage qui a retenu cette vision stéréotypée.

Certes on n’en est plus à la performance sportive qui voudrait que les partenaires hurlent de jouissance au même moment, on ne s’égare pas non plus dans une cérébralisation prétendument mystique, mais je n’ai pas retrouvé dans ce qui a été montré des témoignages, ni les commentaires, toute la palette du plaisir entre adultes consentants…
Lun 16 oct 2006 Aucun commentaire