Fils invisibles
Une tentative d’explication. Je viens de passer quelques jours dans une famille sous la houlette d’une infirmière qui occupe sa retraite à régenter les usages des hôtes de la maisonnée. Elle a décidé, entre autres, de tout cuisiner sans sel. Sans aromates, non plus, il va de soi : vous avez déjà vu une branche de thym sur un plateau-repas d’hôpital ? Résultat : à table on voit s’agiter les salières, poivrières et moutardières, impuissantes à compenser la fadeur d’aliments stérilisés à l’eau bouillie.
Dans la littérature érotique, l’humour et l’obscénité me font l’effet d’une salière et d’une poivrière qui circuleraient de main en main pour masquer cette chose insipide que j’appelle « le non vécu ». C’est pourquoi j’aime lire ou écrire de vrais récits de vie, sans trop me soucier du style.
Ce matin j’ai abandonné dans une cabine téléphonique un roman à succès dont la substance me paraissait aussi mince que le papier.
Pourquoi... Serais-tu infirmière ou doc? ;-)
Je me demande si c'est clair? De toute manière, j'anticipe des difficultés après avoir proféré une telle généralité!
Julien
;-)
Peut-être que je cherche des poux dans le pelage du loup, mais ça fait beaucoup pour n'être qu' un hasard.;-)
Celles/ceux qui peuvent écrire des textes érotiques « à froid » ne sont que des écrivains, et/ou des illusionnistes…
En tant que scribouilleuse, je trouve la littérature érotique très difficile, je suis assez mal à l'aise pour écrire ces scènes. Non pas par pudeur mais parce que j'oscille entre le total sous-entendu et la description tellement technique que ce n'est absolument pas excitant. C'est tout un art.
Les scènes érotiques dans les romans, c'est parfois franchement casse-gueule. Je me souviens, quand j'ai lu "la philosophie du boudoir" de Sade, il y a une scène que j'ai relu plusieurs fois car je n'ai vraiment pas compris comment ils s'emboîtaient, ça me paraissait anatomiquement impossible. En gros, ils s'enfilaient à 4 et la première de la file godait le ou la dernière et j'arrivais pas à comprendre comment elle pouvait avoir le bras assez long. Vraiment, devoir relire une scène érotique pour la comprendre, c'est moyen...
De la même façon, il y a une scène de cul dans Glamorama d'Easton Ellis et je l'ai trouvée inutile et un peu beaucoup trop longue, trop techniquement décrite donc peu voire pas excitante. Et vas y que je lui suce le clito pendant qu'un monsieur se lubrifie et m'écarte les fesses pour m'enculer puis on tourne, on retourne... Bon, ils en finissent, oui? C'est chiant.
Quel était le roman que tu as abandonné?
(remarque technique : ce serait bien que tu prennes une couleur différente pour répondre aux comms, on ne discerne pas bien tes réponses! ;))
Je vais regarder la CSS pour changer la couleur des réponses...