| —> Accueil | Table des matières | ...++.....+...+.............. Julien Lem |
Tu demandes aux gens de ne pas condamner moralement tes désirs, mais tu ne l’appliques pas à toi-meme il semblerait… ! ;o)Nous avons aussi reparlé d’un rare moment de contact physique, il y a un peu plus d’un an. L’occasion était unique : nous étions en groupe avec trop peu de chaises pour s’asseoir. J’en aperçois une de libre, elle a les pieds dessus. Je lui propose de ne pas les enlever, et elle veut bien être massée…
La honte c’est quand même un jugement assez négatif, non ?!
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Oui, là je me condamne pour plusieurs raisons. D’abord parce que je faisais comme si rien n’était. Il m’arrive souvent d’avoir envie de dire à une femme, même inconnue, que je la trouve belle, et je sais qu’il y aurait une manière de le dire pour qu’elle le reçoive comme un compliment (car la beauté n’est pas seulement un don), mais j’ai peur que dans ma manière de dire il passe quelque chose qui la mettrait mal à l’aise.
Le jour où je te massais/caressais les pieds je ne ressentais aucune excitation, et pourtant j’avais vraiment du plaisir à te toucher, sans même me cacher (ni te cacher) que je te désirais aussi.
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Je devais avoir les yeux bien fermés alors ! ;o)
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Tu avais les yeux fermés, je m’en souviens. ;-)
Mais ça me renvoie au côté superficiel du désir. Souvent j’ai eu cette envie de te serrer dans bras ou de prendre tes mains. Je sais bien que si je te trouvais laide une telle envie n’existerait pas. Mais il y a aussi ce qui se passe lorsque la barrière (des convenances) est franchie. Sans lien affectif, je ressens le désir ou le non-désir de la femme, et dans les deux cas je suis déçu. Car le désir partagé sans lien profond, c’est un peu comme se saoûler la gueule à deux : le réveil n’est pas très agréable. Et le non-désir sans contrepartie affective, c’est le regard de la femme du chef de gare (voir « Non, pas toi ! »).
Si je reviens sur cet événement, ce n’est pas parce qu’il a nourri un fantasme, mais parce que c’est la seule fois que nous avons partagé quelque chose de « matériel » sans se plier aux conventions. Je me méfie des fantasmes et des significations symboliques qu’on peut projeter à partir de tels incidents. Mais je peux dire que je ressentais du désir et aucune honte de ce désir.
Après tout, ça me ramène à cette notion épicurienne, du désir vécu comme un excès et non comme un manque... Bon sang, c’est si simple. Tu comprends ?
Le désir-manque, par contraste, c’est celui de la cheffe de gare qui a envie que des petits cons viennent la peloter à travers ses habits, c’est le mien quand je te vois dans ton peignoir brodé et que j’ai envie/honte de te « prendre », c’est le tien quand tu fais tout pour ressembler à un ours des cavernes, sans grand succès…
[Suite]
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