Partager l'article ! Le désir est excès...: Je lis avec beaucoup dintérêt « Théorie du corps amoureux Pour une érotique solaire » de Michel Onfray, ...
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Premier lieu commun généré par lhistoire platonicienne dAristophane : le désir est manque. Première idée à détruire quand on se propose le renversement du platonisme sur la question des relations sexuées car le désir est excès [ ]Lambivalence du désir est omniprésente dans mon cheminement ; jy fais référence explicitement dans « Pleine lune » et « La robe bleue ».
La généalogie idéaliste du désir suppose la définition de lamour comme recherche de la complétude originaire. Absence à conjurer, vide à combler, métaphysique du trou à boucher, dirait Sartre dans le langage délicat de son ontologie phénoménologique. [ ]
Depuis Aristophane jusquà Lacan qui a redoré le blason de landrogyne platonicien dans ses séminaires, on sen souvient , le désir passe pour lénergie de la reconquête de lunité primitive, la force motrice des restaurations de lentité première. Il vaut électricité impulsant la lumière amoureuse. Les hommes trompent leurs femmes ? Les épouses désirent dautres partenaires que leurs maris ? Le monde vit dénergies sexuelles croisées ? Le réel se structure de puissances génésiques monstrueuses ? Aristophane donne la solution de lénigme : chacun cherche sa chacune ou son chacun , subit la nécessité libidinale aveugle, essaie, ne trouve pas, cherche encore, échoue toujours et subit perpétuellement la réitération dun désir vécu sur le mode de la souffrance, de la douleur, de la punition pour une hypothétique faute, pourtant jamais commise. Dès lors, culpabilité, maladie et désir se jouent de conserve et se pensent conjoints et ce depuis plus de vingt siècles.
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