Mercredi 17 août 2005 3 17 /08 /Août /2005 00:00
8 décembre 2001

J’ai présenté à Marie mon test VIH. Nous avons fait l’amour jusqu’à 5 heures du matin dans un hôtel recommandé par le Guide du routard. Avant de s’endormir elle m’a fait jouir en elle, et au réveil elle a tenu à « me goûter ».

Je l’ai accompagnée jusqu’au seuil de son domicile. Paris s’éveille, coups de balais à la terrasse des bistrots, odeurs de café… Je n’ai pratiquement pas dormi mais je me sens plein d’énergie, ivre de tout ce que nous avons échangé dans les jeux inventés cette nuit. Je n’avais encore jamais connu une telle effusion de plaisirs.

Elle est inquiète car elle craint que Michel prononce mon nom devant son père.

4-6 janvier 2002

Je suis allé rejoindre Marie et Michel dans un hôtel en bord de mer où nous avons passé deux jours et deux nuits. Nous n’arrivons jamais à l’épuisement du désir. Seule sortie, une promenade dans le vent froid, au centre ville, puis sur le rivage. J’ai fait quelques photos d’elle dans son bain. Le dernier matin, Michel se réveille alors que nous sommes en train de nous caresser. Elle me tourne le dos pour lui donner le sein. Je me glisse en elle. Seuls nos sexes restent en contact. Nous jouissons ensemble, en silence, au moment où l’enfant repu nous accompagne dans le sommeil. [Mater erotica. Voilà qui ne manquera pas de choquer les mères vertueuses…] Je reconduis Marie chez sa mère en prenant d’infinies précautions pour qu’on ne me voie pas, car elle a très peur que quelqu’un avertisse Patrick. Bien que sa relation avec lui touche à sa fin, elle a encore besoin de temps pour se séparer de lui, matériellement et psychologiquement. Il estime qu’il n’y a « plus rien entre eux » mais qu’il faut « rester fidèle » jusqu’à la séparation… Nous sommes loin des convenances.

Aimée, ma compagne, est au courant de ma relation avec Marie. Elle accepte mais en souffre déjà, ayant compris que cette histoire prenait pour moi une tournure passionnelle. Certes, je ne délire pas pendant mon sommeil, mais tout mon corps et toutes mes pensées sont imprégnés de Marie. Je la sens donc anxieuse à mon égard, un peu comme la femme d’un alcoolique repenti qui le verrait reprendre « un petit verre ». L’histoire de Grietje est encore entre nous.

Une chienne que nous aimions beaucoup et qui symbolisait la liberté sauvage, est morte à mon retour, frappée par un véhicule pendant son vagabondage.

31 janvier 2002

Je suis à Paris pour une formation professionnelle. Hier soir, j’ai dormi chez les amis qui avaient invité Marie et Patrick. Marie a dîné avec nous puis je l’ai raccompagnée au métro. Le désir était insupportable. Nous avons failli faire l’amour dans l’ascenseur ou dans le couloir… J’aurais préféré qu’elle reste, mais vraiment c’était impossible, bien que mes amis aient compris que je suis entiché de la « belle musicienne », comme la désigne E.

Peu avant midi, je m’échappe du séminaire et rejoins Marie chez elle. J’ai retenu une chambre au C. On déjeûne, Michel s’endort. Elle sait que j’ai fait un peu de musique et m’invite à jouer quelque chose. Mais dès la troisième note elle me fait voir une erreur de rythme. En fait, je suis complètement à l’est… Je lui demande à mon tour de jouer une œuvre que j’aime bien, mais elle sme voit déçu qu’elle l’ait interprétée trop vite. Elle me dira plus tard qu’elle s’est sentie blessée par mon jugement. De cela nous ne parlons pas, je n’ai aucune idée de ce qui se passe en elle. La tension est grande. Je me jette sur elle et nous roulons sur un tapis rouge dans le salon. Patrick pourrait rentrer, tant pis. Nous faisons l’amour à la va-vite, comme des bêtes, elle a envie que je la « prenne »… Après notre apaisement, Michel se réveille, nous l’emmenons à la crêche, puis nous courons au C. achever dans la douceur ce que nous avons commencé.

Le soir, je dîne avec une journaliste de radio qui projette de m’interviewer, puis je vais dormir seul au C. Le lendemain matin, Marie m’y rejoint. On va boire un café. Je lui dis en riant que j’ai été sensible au charme de cette journaliste. Elle est furieuse. Je me sens très mal avec cette jalousie. Tout cela tourne à la passion. Je n’ai pas envie de souffrir ni de la faire souffrir… Nous retournons à l’hôtel jusqu’au soir. Nous dînons dans une pizzeria en face, puis retour à l’hôtel encore. Mais elle s’en va plus tôt que prévu car elle sent que quelque chose ne s’accorde plus bien entre nous. Pour moi, peut-être, le sentiment qu’une dépendance s’est installée, et de l’irritation en sentant venir l’emprisonnement de la passion. Mais surtout j’ai envie d’être seul. Je reprends le train tôt le matin.

Je ne sais pas si je reverrai jamais Marie. La raison me commande d’en rester là, mais le cœur me dit que nous allons encore connaître du bonheur et de la souffrance. Souffrance aussi pour Aimée qui ne supporte pas mon aliénation.

Vendredi 15 février 2002

Aimée et moi sommes de passage à Paris. Nous logeons chez nos amis. Je ne verrai pas Marie aujourd’hui, juste un appel téléphonique. Un vendredi sans Marie, elle si près… Je n’ai qu’envie de fuir et de me jeter dans ses bras !

Le lendemain matin, je vais au studio pour l’enregistrement de l’interview. Puis je me précipite chez Marie. On n’a pas de temps pour nous, elle a trop à faire avec avec Michel. Nous allons ensemble préparer le lieu d’accueil d’un atelier qui débute l’après-midi. Aimée nous y rejoint. L’atelier a lieu jusqu’à dimanche soir. Marie est très perturbée par la présence de Patricia qui lui lance des œillades de connivence. Je n’aime pas cette rivalité.

18 février

Nous déjeûnons au restaurant avec Marie et son père. Plus tard, je la rejoins au C. pour quelques heures. Le lendemain matin, nous nous retrouvons encore pendant qu’Aimée part visiter un musée et faire des courses. Je la retrouve vers midi. Il pleut à verses. Elle pleure. Je suis désemparé, je n’ai rien à dire, Marie a pris possession de mes pensées… Nous faisons des commissions, l’après-midi, puis nous dormons chez nos amis et repartons le lendemain matin.

13 mars

Nous partons en Belgique rencontrer des amis. Marie et un autre couple ont pris le train avec nous. Le soir, Marie et Michel dorment dans une maison voisine. Tôt le matin je vais la voir, sous le prétexte de la réveiller, car nous devons nous préparer. Qu’il est difficile de se voir ainsi, juste le temps d’une accolade et d’un baiser. Elle est nue sous un peignoir bleu nuit très soyeux. J’ai envie de la culbuter… Mais nos amis nous appellent, il faut y aller !

Nous passons les journées suivantes dans un châlet. Marie dort à proximité mais nous prenons soin de ne jamais nous rapprocher. A peine si nous nous adressons la parole. Nous nous échappons juste pour une heure, un soir, pendant que les autres regardent un film. Le vent est glacial. Quelques baisers. Le désir nous mine de l’intérieur.

Lundi, nous reprenons le même train avec les mêmes personnes, arrivée à Paris peu avant 10 heures. Je vais déjeûner chez Marie avec Aimée, épuisée, qui s’endort en même temps que Michel.

Le désir nous submerge. Marie me dira plus tard qu’elle a failli me sauter dessus, comme l’autre fois sur le tapis rouge… Quand Michel se réveille, elle part avec lui et nous laisse seuls, mais Aimée ne tient pas à rester plus longtemps dans cet appartement. Nous allons passer les heures qui restent à la gare.

Marie m’écrira au sujet de cette rencontre :
Je vis de manière intense, et j’ai vraiment eu l’impression de me nourrir de tous ces échanges, de ces amitiés. Ça bouge beaucoup dans ma tête, et j’apprends à me calmer, à arrêter de me stresser tout le temps…

Je savoure de plus en plus chaque instant, le vélo dans Paris, les achats d’aromates divers qui sentent bon. J’ai de plus en plus envie de dormir tôt… alors que ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps !
24 avril 2002

J’accueille Marie et Michel à la gare de M. Nous avons prévu de passer quelques jours ensemble jusqu’à dimanche. C’est lourd pour ma compagne, bien que je ne saisisse pas encore l’étendue de sa détresse. J’ai besoin de retrouver Marie hors des contraintes du temps et du regard des autres. Hier, Marie a appelé Aimée pour lui demander si elle ne souffrait pas de ce projet de rencontre. Elle a répondu que c’était difficile à vivre. Marie a déclaré que, dans ce cas, elle ne viendrait pas. Mais c’est moi qui me suis effondré. J’ai tellement attendu ce moment ! Aimée a donc rappelé Marie, un peu plus tard, pour lui demander de ne pas renoncer à son voyage.

Nous passons les deux premières nuits dans un hôtel miteux près de la gare. Le premier soir, nous allons à la manif anti Le Pen. Le lendemain, nous partons en promenade au bord de mer, mais la marche est longue et fatigante pour Marie et Michel. De plus, je n’ai pas envie de parler. Le soir elle n’en peut plus de mon mutisme. Je ne sais pas encore pourquoi j’ai tant de difficulté à vivre le quotidien avec elle. On a tout pour s’entendre, j’ai une très bonne relation avec Michel, mais nous ne pouvons pas fonctionner « en couple ». J’ai l’impression de prendre la place d’un autre. Pas de Patrick, non, car ils sont déjà loin sur le chemin de la séparation. Ce n’est pas non plus par rapport à ma compagne, bien que je me sente coupable de la laisser ainsi pour quelques jours. C’est plus fort que tout cela : je ne peux pas être le compagnon de Marie, même pour une journée, alors qu’elle est à la recherche de l’homme de sa vie que je ne serai jamais. Nous sommes loin de tout schéma social, mais cette absence de référence ajoute peut-être à l’angoisse de Marie. De plus, j’aime le silence et la solitude. Je voudrais rester des jours entiers avec elle sans parler. Elle n’est pas bavarde, elle ne parle jamais pour rien, mais elle a besoin d’être confortée, de se sentir approuvée, d’exister, et surtout de se sentir aimée autrement que par des gestes sensuels.

Le surlendemain nous partons en montagne dans un gîte rural. Le prix est très abordable, hors saison, et nous sommes somptueusement installés. Nous passons deux belles nuits et une journée à faire l’amour et marcher dans la campagne.

Le propriétaire croit que je suis le père de Michel. Marie aime cette confusion, moi pas du tout. Surtout, je ne supporte pas l’image du vieux séducteur exhibant sa jeune femme comme un trophée. Dimanche matin nous redescendons à la gare de M. Aimée a trouvé le temps long mais elle a participé à un colloque qui l’a beaucoup intéressée.

Marie me dira plus tard que ce séjour a été pour elle la période la plus intense de notre histoire. Pour moi, c’est mitigé, en raison de cette sensation inconfortable de joure à vivre en couple et de ma culpabilité vis à vis d’Aimée. Mais je reconnais que notre sexualité n’a jamais été aussi forte que pendant ces quelques jours. Toutefois — je ne me souviens pas exactement — une des quatre nuits nous n’avons pas fait l’amour et avons seulement dormi enlacés. Cela deviendra d’ailleurs comme une fatalité incontournable, l’impossibilité de passer plus de trois nuits dans l’ivresse sensuelle.

Récit de Marie :

Mercredi soir :

Je viens de passer 5 jours chez ma mère… Je pars le cœur un peu serré, je porte des hésitations, des balancements… Je sais que je ne peux pas ne pas venir, c’est une évidence, mais toujours, la question qui se répète de façon régulière, vais-je être heureuse de venir te voir, vais-je avoir envie de t’embrasser, suis-je ridicule ? Sentiment mitigé. Pourtant, au fond de moi, la sûreté de la renaissance du désir.

Le train a 50 minutes de retard… Je pense à ta rencontre qui n’a pas eu lieu avec Patricia. Un échappatoire ? Le train ne me conduira pas là-bas ? Je sais que si… Je pense que tu as peut-être eu un empêchement, puis j’ai confiance… Le train arrive, finit par s’ébranler, ralentit, s’arrête, repart, je finis par m’impatienter, je me coulerais dans une douche avec plaisir… Michel n’en peut plus, il se tortille comme font les enfants fatigués, qui ont besoin que le train arrive…

Sur le haut de la marche, j’avoue à Michel : « Tu vas dire bonjour à Julien ? On est arrivés. »

Je descends du train, avec le même sentiment qu’à notre premier rendez-vous, l’impression de ralentir plus l’espace se raccourcit. L’envie de fuir me prend. Dans quelle situation me suis-je mise ?

Les gens descendent, je suis chargée, et j’ai chaud. Il fait chaud à M. !

Je l’aperçois furtivement, je baisse les yeux, comme si je ne l’avais pas vu. Il me reste quelques secondes avant l’inévitable, et puis il est là, il marche vers moi, avec le sourire, chaleureux, mais sans plus, sans intimité, il m’embrasse sur les deux joues… Quel soulagement, de te sentir loin et près à la fois. Tu me diras ensuite que tu avais senti mon propre sentiment, hésitant, fragile, vulnérable. Comme c’est bon l’échange entre deux êtres. Peut-être sentait-il la même chose, après tout, ce besoin de laisser venir notre échange, de ne pas gâcher notre baiser sur un quai de gare, au milieu de gens qui sont pressés, de ne pas rendre ce baiser obligatoire.

Il veut prendre mon sac, il me dit que l’hôtel est tout près. Effectivement, il n’y a qu’à descendre les marches. Il prend la clef, je reste derrière, je résiste encore !

Je monte les deux étages, et voilà deux grands lits… Je suis soulagée de voir qu’il y a deux lits, je sais qu’il a pensé à Michel, et que celui-ci ne dormira pas juste à côté.

On pose les bagages, et ce sera notre premier baiser.

Je suis encore très froide, distante. C’est encore difficile pour moi, j’ai plein de peurs dans le cœur et dans la tête. J’éprouve le besoin de ressortir de cette chambre, comme pour vérifier que je n’y suis pas prisonnière… Michel aussi veut sortir…

Il me propose d’aller faire un tour au port, comme si c’était naturel. Je suis heureuse de le voir, mais je sens qu’il l’est plus encore. Je n’ose pas le toucher dans la rue. Je me sens gauche dans mes gestes, et dans la manière d’exprimer mes envies. Il me raconte M., me montre un cinéma… On tombe sur une manifestation anti-Le Pen. Je suis heureuse de trouver cette ambiance à M. et de pouvoir m’y mêler, avec joie. Cette revendication me replonge dans des souvenirs de lycée, et je serais presque nostalgique… Sentiment de liberté, de vent dans les cheveux.

Mon cœur s’accélère.

Michel sur les épaules, nous rentrons dans la manifestation. Bonheur d’être là, on parle des élections, j’aime quand il me donne ses opinions. Il me dit soudain qu’il y a un de ses collègues de travail… Ne voulant pas qu’on soit vu, je me faufile jusqu’au port.

Michel admire les bateaux et voudrait bien se baigner… Il est fatigué, on décide de rentrer.

Sur le chemin, on achète une frite, pour Michel, qui a faim. J’ai aimé, à chaque fois que je manifestais le désir d’offrir quelque chose de plus, de chaud à Michel, il trouvait, j’avais peur qu’il me prenne parfois pour une enfant gâtée, lui qui m’a tout offert pendant ces quatre jours.

La frite et le ketchup en main, nous rentrons à l’hôtel. Là, il faut s’occuper de Michel, tout d’abord lui donner à manger… Je te regarde en coin sortir la nourriture, les bols, l’eau, j’ai l’air peut-être de ne pas y faire attention, et pourtant, ça me fait un tel plaisir…

Après le repas, j’ai une folle envie de me glisser sous la douche… Seulement, cette chambre n’offre pas l’intimité qu’on aurait voulu… Alors on la prend, cette pudeur, on fait comme si. Je me dissimule dans ma robe de chambre… Je ne veux pas qu’il me voie, j’ai deux sentiments mêlés, celui d’attendre le moment, précieux, de la redécouverte. Et celui de la honte, encore présente, d’être indigne, de jouer le jeu de l’adultère. Je lave Michel, au gant, car il a peur de la douche. Il met de l’eau partout, à tel point qu’il glisse. Je suis sûre qu’il sent notre gêne, en tout cas la mienne. Je le mets en pyjama… Il met longtemps à s’endormir. Quand il dort, je suis heureuse. Je vais enfin pouvoir me glisser dans tes bras, sans honte ni regrets. Je plonge sous les draps, où tu m’attends. Nous ne gardons pas longtemps nos vêtements… Nous nous retrouvons l’un contre l’autre, le désir peut enfin prendre sa place et nous anéantir.

Je pensais que tu allais venir vite, que ton désir serait trop fort. Et cela ne me gêne pas, d’ailleurs, je suis tellement heureuse, déjà, d’être dans tes bras, de sentir la tendresse, la chaleur de toi. Toutes les nuits, je me suis blottie contre toi, goûtant la joie de sentir une peau nue contre la mienne, et de sentir tes bras s’ouvrir à tout moment. Quel plaisir, exprès recommencé, de me blottir contre toi, et de te voir bouger, me faire une place, au creux de ton épaule, de tes bras, contre toi.

J’avais oublié. J’avais oublié la douceur de tes mains, de ta peau, le goût de ta langue, de tes lèvres, la chaleur de ton sexe. La sensation d’être contre toi, mon ventre tout contre le tien, ton arbre sur le point de glisser en moi. J’avais oublié ton corps, tes tressaillements de plaisir. Je suis heureuse de retrouver ton corps, ses formes. J’avais tout oublié, et tous les souvenirs reviennent à foison, de ci de là, avec acuité ou comme en rêve. Nous prenons le temps, je redécouvre ta peau, ta barbe. Je me sens prise dans un tourbillon de tendresse, mon jardin s’ouvre à toi. J’atteins la jouissance, un peu comme un moment qui aurait pu s’abstenir… L’envie est montée tout seule, par ta faute… Je suis heureuse de jouir contre toi, je préfère. J’aime que tu ne bouges plus, écoutant mon désir. Subissant, en fait !

J’aime parce que tu le fais dans le don, celui de me faire goûter au plaisir, mais je ne sens pas ton ego me piquer, ni de béatitude à la vision de ma jouissance. J’aime la simplicité qui coule en toi. Tu m’escalades et je me donne. Je n’ai plus envie de faire venir le désir, de le pousser, pour qu’il vienne, factice. Je ne veux plus de ces faux semblants, je sens la pauvreté d’un tel stratagème, conscient ou non. Je veux que tu viennes en moi seulement par la volonté de ton désir, en fait du désir de nous.

C’est tellement bon de m’abandonner à ton assaut, de laisser mon corps s’ouvrir, sans chercher à t’appartenir, ni à te prendre. Mes bras s’étirent au dessus de moi, malgré moi, presque, et malgré la toute petite pensée qui reste : il aimerait autre chose… Que je l’enlace, il va avoir l’impression que je suis passive… Mais c’est une sensation forte, je sens qu’il aime aussi, mais comment en être sûre ?

Je me laisse porter par la brise de ton désir, et quand tu viens, c’est du bonheur, tu parlais de lumière ?

L’amour ce soir est comme une immense caresse, un puits de bonheur retrouvé, de saveurs, de douceur, d’abandon. Comme si je sortais de moi pour rentrer dans nous. C’est comme un secret profond qui s’ouvre à chaque rencontre.


[Suite]

Par Julien Lem - Publié dans : Lire de bas en haut
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Commentaires

Magnifique !!!
J'avais commencé par la fin, je ne sais pas pourquoi, mais le début est magnifique.
Commentaire n°1 posté par Nymphe le 18/03/2007 à 21h10
« Carpe Diem ! »  Tu t'en souviendras, Nymphe ? :-)
Réponse de Julien Lem le 18/03/2007 à 21h22
T'as rien de mieux à faire toi à c't'heure ? ;-)
Commentaire n°2 posté par Nymphe le 18/03/2007 à 21h59
Si, je contemple une forêt magique ! :-)
Réponse de Julien Lem le 18/03/2007 à 22h05
:-)
Commentaire n°3 posté par Nymphe le 18/03/2007 à 22h13

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