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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 21:02
J’ai déjà prononcé son nom au début d’une autre histoire, mais sa présence était si forte hier soir que je ne peux pas parler d’autre chose que de notre rencontre. Marie-Ange incarne une de mes plus belles relations d’amitié amoureuse, la seule peut-être pour laquelle je n’éprouve ni regret ni nostalgie.

Madison a écrit en conclusion d’un émouvant récit de Maylis :
Je pense que c’est à ça qu’on mesure l’amour… c’est que, même fini, même s’il y a eu des moments douloureux, il ne laisse que de bons souvenirs…
Avec Marie-Ange il n’y a eu qu’un petit passage douloureux.

Pour situer un peu l’action, mettons que ça s’est passé dans mon « Afrique lointaine » en des « temps anciens ». ;-) Marie-Ange y étudiait la danse et je m’adonnais à l’une des passions qui forment la mosaïque de ma vie professionnelle. Nous nous sommes vus presque quotidiennement pendant plus de cinq ans car, au début, elle était la petite amie de Jack, mon collègue de travail — le même qui avait proposé à Melinda une partie triangulaire sans suite. Je ne sais pas si Jack était partageur. Jamais la question ne s’est posée de « partager » Marie-Ange pour la simple raison que, pendant tout le temps de leur vie commune, ni elle ni moi n’avons jamais laissé apparaître la moindre attirance. Elle était belle comme le sont parfois les danseuses : un corps souple et vénusien, un visage, un regard, un nez d’une extraordinaire finesse et des lèvres que je ne suis pas prêt d’oublier.

Marie-Ange, c’était aussi un cœur immense qui apportait beaucoup à Jack, vieux célibataire renfrogné au moment de leur rencontre. Je me souviens de sa fureur le jour où elle lui a avoué avoir offert à un mendiant les économies de toute une semaine, simplement parce qu’elle avait craqué face à son regard. Cette bonté qui émanait de Marie-Ange était une des raisons pour lesquelles je respectais sa fidélité apparente — ou sa modestie ? Je n’aurais voulu pour rien ternir sa relation avec Jack. Mais je n’avais pas beaucoup de mérite, car il y avait bien d’autres raisons que déjà évoquées, dont une qui s’appellait Grietje et d’autres, sans oublier que la reine des reines était ma compagne légitime.

Jack s’est éloigné de Marie-Ange pour épouser une femme « locale ». Son histoire romantique — et par certains côtés cocasse — a même fait l’objet d’un reportage sur une chaîne télévisée française. Il n’a donc pas quitté Marie-Ange par désamour mais par nécessité. Elle s’est longtemps préparée à cette séparation. D’ailleurs je ne pense pas qu’ils aient jamais pensé former un couple. Ils vivaient ensemble pour des raisons économiques et pour des passions artistiques communes, sans oublier que, me disait souvent Jack avant leur séparation, she’s fabulous in love making !

Notre courte histoire commence donc la quatrième année, un mois avant la séparation officielle de Jack et Marie-Ange. Je les accompagne à une station de montagne où nous sommes chargés de réserver une location pour un groupe d’amis pendant la saison des pluies. Dans le train, Jack pique une colère parce que Marie-Ange a profité de son absence pour jeter par la fenêtre la réserve de ganja qu’il avait préparée pour le week-end. « J’en ai marre de vivre avec un drogué », lui lance-t-elle sur le ton de la moquerie. Quelques heures plus tard, nous sommes à la montagne, transis de froid. Je les ai laissés seuls pendant un bon moment, à me geler les couilles au village, pendant qu’ils « essaient la chambre ». Je ne sais plus de quoi nous avons dîné. En tout cas, Jack a retrouvé le sourire grâce aux talents de Marie-Ange. Nous bavardons un peu, la nuit venue, puis nous allons nous blottir ensemble sur un grand lit, car nous ne sommes pas équipés pour un tel froid.

C’est une situation intéressante. Il ne m’est jamais venue à l’idée, avant que nous partagions ce lit, que Marie-Ange pourrait éprouver l’envie d’être proche des deux amis qui l’accompagnent ce week-end. Je ne pense pas non plus qu’elle ait prémédité quoi que ce soit car il n’y a jamais eu entre nous de parole ni de regard complice. Mais le fait est qu’elle se trouve maintenant allongée entre deux mâles à qui elle demande de lui tenir chaud . On est en droit de se demander si c’est seulement une question de calories vu qu’elle n’a gardé sur elle qu’un t-shirt. Jack n’a pas tardé à s’endormir. C’est bien pratique que les hommes s’endorment si vite après l’amour, et bien mieux s’ils ronflent pour signaler qu’ils ont baissé la garde.

Moi qui ne suis pas du tout frileux, je me blottis contre Marie-Ange, couchée à ma gauche, le dos tourné. J’ai beau faire l’innocent et ne penser à rien, ma main droite sur sa hanche est devenue brûlante. Elle n’a pas tremblé quand je me suis câlé contre elle en repliant mes genoux sous ses cuisses, bien qu’elle ait senti le contact d’un sexe tout naturellement dressé. Elle y a répondu par une fine ondulation de la taille. Ma main a glissé sur la cuisse nue, grisée par la douceur de sa peau, puis elle est remontée sur sa croupe en retroussant son vêtement. Ce sont des caresses sensuelles et amicales, exceptionnelles parce que la situation est exceptionnelle… Marie-Ange se sent en pleine confiance.

Après le ventre que je sens vibrer, ma main a fouillé un court instant la toison de son pubis, sans descendre jusqu’au sexe que j’imagine entièrement apaisé. (Que j’étais innocent à cette époque !) Je l’ai serrée un peu plus fort pour donner à ma main l’excuse de remonter sous le t-shirt et de rcouvrir un sein à la pointe dressée. Ce n’est pas une poitrine de danseuse mais plus celle d’une des déesses couvertes de fleurs qu’on asperge de lait dans les temples.

Nous avons atteint une intimité parfaitement accordée avec nos sentiments. Comme des enfants, le sommeil nous a emportés immédiatement. Je n’ai pas le souvenir d’avoir ressenti un manque après cette nuit sensuelle dans le silence hivernal.

Quelques mois plus tard Marie-Ange est séparée de Jack. Il est allé, comme prévu, passer l’été dans la maison que nous avons louée, mais nous ne l’avons pas suivi. Elle est partie dans une autre direction, un village de montagne fréquenté par des moines et des touristes désargentés. Il n’y avait rien de prémédité au fait que je suis allé passer deux semaines dans le même village. Nous n’étions pas au même hôtel. J’avais besoin de longues promenades solitaires en forêt et de méditations à proximité des temples. En fin d’après-midi, lorsque le soleil déclinait, je passais la voir à son hôtel. Je la trouvais toujours dans sa chambre, allongée sur le lit comme une princesse orientale, et je me posais dans un fauteuil en face d’elle. Nous parlions à cœur ouvert pendant des heures. Elle me racontait ses déboires avec la vie artistique (son cours de danse était une catastrophe), sa déception avec un artiste qui se faisait passer pour un maître spirituel (mais qui, elle avait fini par le comprendre, avait surtout envie de coucher avec elle), sa tristesse de quitter Jack, lequel avait quand même bien de la chance de suivre son propre chemin. Elle avait décidé de rentrer en France, après sept ou huit ans de séjour ici, bien qu’elle n’ait aucun projet en France. Nous parlions philosophie, de la vie, des sensations qui nous permettent de nous orienter dans l’obscurité du désir, et, je me souviens, de ces intuitions fulgurantes qui nous font paradoxalement nous sentir libres aux moments où l’on n’a pas le choix.

Nous étions bien dans ces rencontres quotidiennes. Je me souviens de son rire. Ami-amie, frère-sœur ? Aucun désir exprimé en surface. Ou plutôt, nos désirs existaient, occupant tout l’espace, ils étaient sans doute la seule raison de nous revoir, mais nos instruments n’étaient pas encore accordés. À vrai dire, j’étais déjà dans l’univers de Grietje bien que le choc de notre rencontre amoureuse n’ait pas encore eu lieu. Quant à Marie-Ange, elle s’efforçait, dans ces chastes rencontres, d’évacuer l’amertume d’une histoire « sans lendemain » avec un artiste marié à une Irlandaise qui n’avait pas une vision très libertaire du couple. Elle avait reçu de nombreuses charges de haine de la femme humiliée, amplifiées par les regards désapprobateurs/jaloux du microcosme d’expatriés dans lequel nous vivions.

Quelques semaines plus tard, Marie-Ange accomplit les dernières formalités avant son départ définitif. Elle a demandé l’hospitalité chez nous, n’ayant plus de logement, et nous l’avons accueillie malgré l’exiguïté du nôtre. C’est la période caniculaire de la saison sèche. Le seul moyen de survivre est de s’habiller d’un simple rectangle de coton et de passer sous la douche entre deux suées. Notre salle de bains toute simple avait une poire à douche au plafond et un écoulement sur toute la surface.

Un jour, je trouve les deux femmes ensemble sous la douche et je me joins à elles. Scène paradisiaque, jeux d’eau, jeux de mains. Ma cmpagne nous laisse seuls sous un prétexte quelconque. Nous jouons à chacun-savonne-l’autre comme des enfants pas sages. Je me souviens d’avoir longuement frotté et caressé ses épaules, son long coup qui s’inclinait pour sentir un peu plus de mes mains, les lobes d’oreilles qui aiment tant les morsures. Puis la lente descente sur ses seins, surtout ne pas manquer le moindre carré de peau, si douce et si ferme, faire semblant de ne pas remarquer un mamelon qui se dresse entre les doigts, revenir quand même dessus, comme si on avait oublié, descendre sur les hanches. Tout est calculé pour arriver à court de savon au bon endroit. Alors je frotte la savonnette sur sa toison pubienne et j’y reviens inlassablement quand sa peau devient moins glissante. Encore un peu de savon, je sens ses jambes fléchir un peu, laissant le passage à une main prétenduement maternelle qui glisse à la surface de son sexe pour aller chercher la racine, l’entrée cachée, et s’en revient sur les lèvres soudain écloses. Sensation d’onctuosité qui pourrait se passer de savon, mais j’en ajoute encore comme si je n’avais rien remarqué, car voilà qu’elle s’est mise à accompagner mon geste, offrant à ma main une caresse voluptueuse pendant que l’eau continue à ruisseler sur ses seins, son visage… Ses lèvres qu’elle me donne à boire alors que mes mains la pressent contre moi et mon pénis a pris le relais pour savonner (sans la pénétrer) sa fleur ouverte. Puis c’est son tour de me laver. Elle ne néglige rien, comme si cette intimité était convenue de longue date entre nous. Enfin, nous rinçons soigneusement ce savon qui n’était qu’un prétexte et nous nous séchons mutuellement, bien que ce soit inutile par une telle température, mais c’est encore l’occasion de jouer avec d’autres sensations.

Le même soir nous nous sommes allongés sur le grand lit qui occupait toute la pièce. Marie-Ange repartait le lendemain. Cette fois, c’est l’homme qui est entouré de deux femmes. L’homme c’est moi, pardi. Cette fois il fait très chaud. Je crois me souvenir (mais c’est peut-être un fantasme) d’une lueur de bougie ou de lampe à pétrole qui papillotait sur nos peaux nues. Nos mains se rencontrent souvent, nos lèvres aussi de temps en temps. Jack m’avait « mis en garde », affectant d’être choqué, que sa compagne était bisexuelle, ce qui m’avait bien fait rire.

La lumière éteinte, Marie-Ange me dit doucement :
— Toi et moi sommes tellement proches, je crois qu’un jour nous ferons l’amour.
— Oui, un jour sans doute…
J’ai passé mon bras autour de son épaule, caressé son cou toujours aussi souple, elle s’est allongée sur le ventre et je masse légèrement son dos. Mes mains descendent sur sa taille puis prennent ses fesses. À ce moment je sens ses hanches bouger et je retrouve la même ondulation que sous la douche. Ma main glisse doucement à la rencontre d’un volcan en activité. C’est elle qui caresse mes doigts avec son sexe. Je m’allonge sur elle pour glisser mon arbre près de l’entrée de la grotte brûlante. Soudain c’est l’éruption alors que j’ai à peine franchi la porte… Marie-Ange crie de plaisir, s’apaise, puis nous explique calmement qu’elle était terriblement en manque, n’ayant pas fait l’amour depuis son aventure interrompue.

À présent elle s’est allongée entre nous. Aimée, ma compagne, a préparé de la gelée contraceptive au cas où… Marie-Ange l’applique puis m’invite à venir en elle. Comme si toutes les gouttelettes de désir en suspension dans l’air se condensaient brusquement dans un orage de plaisir — c’est une ivresse qui s’empare de ma raison, dont aucun mot ne pourrait retourner la moindre saveur.

J’ai perdu conscience du lieu et des acteurs après un tel éblouissement. Est-ce pour cela que je me suis réfugié dans les bras d’Aimée ? Pour Marie-Ange c’est comme un abandon. En fait, je n’ai pas su vivre avec elle cette relation inclusive que je découvrirai bien plus tard (voir « J’aime ce(ux) qu’elle aime »). Le lendemain, elle me fait part de la solitude et de la détresse qu’elle a ressenties pendant la nuit.

J’ai revu Marie-Ange encore une fois dans le même village de montagne où elle a décidé de passer la dernière semaine de son séjour. C’était ma première sortie seul avec Grietje. Nous avons appris à quel hôtel elle était descendue. Je me souviens d’elle, toujours allongée comme une reine, prise de fièvre avec son beau sourire et un regard triste. Nos mains se sont serrées, nous avons reparlé de l’abandon et nous avons fait la paix.

J’ai eu quelques nouvelles par une amie commune avec qui elle s’est fâchée par la suite, ce qui fait que nous avons perdu contact.

Mardi 21 août 2012

Il y a quelques jours j’ai eu envie de rechercher la trace de ces femmes qui ont embelli ma vie et nourrissent encore mes fantasmes aujourd’hui. Très souvent je repense au désir de Marie-Ange le soir de notre unique rencontre sexuelle ; c’est un peu comme si mes doigts et l’extrêmité de mon sexe avaient capturé ce désir pour qu’il vienne féconder le corps vibrant qui m’accueille…

J’ai retrouvé Marie-Ange sans difficulté, et sans aucune ambiguité car la photo affichée sur Facebook est exactement celle du visage que j’ai aimé passionnément. Elle enseigne maintenant le Qi-Jong dans un pays assez lointain pour que la brûlure du plaisir reste dans mes rêves.

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Published by Julien Lem - dans Sexe
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commentaires

Johanna 17/04/2006 00:15

...dans les points...

Johanna 15/04/2006 16:42

ça tombe bien, je n'en porte plus depuis quelques années...
"mes invitations sont toujours sérieuses" : et tu en lances beaucoup?
Je suis flattée de ces quelques mots laissés sur "souris", il y a une part de réalité dans tout ce que j'écris, et une part de rêve aussi...
Je t'envie ces instants précieux. Pour l'instant, cela n'est encore qu'un jeu virtuel pour moi, pour l'instant, mais...

Julien Lem 15/04/2006 17:54

> "mes invitations sont toujours sérieuses" : et tu en lances beaucoup? Non. Il y a des sites spécialisés pour les "invitations" tous azimuths, toujours motivées par les mêmes envie... Mais quand je lis des écrits qui ont en même temps la saveur du réel et du fantasme ça me donne envie de faire tomber l'écran. J'aime la transgression, mais ce mot peut prendre plusieurs sens: passer outre les codes de bonne conduite (comme dans Brasero et dans un rêve que tu as raconté), mais aussi l'inverse, ne pas céder aux pulsions nées du fantasme (comme dans La cavalière invisible (4) et goûter sans retenue la saveur de l'amitié. Donc il ne faut pas donner un sens trop prédéfini à "invitation". > Je t'envie ces instants précieux. Pour l'instant, cela n'est encore qu'un > jeu virtuel pour moi, pour l'instant, mais... Tout est dans le "mais"... ou dans les points de suspension ? ;-)

Johanna 15/04/2006 11:45

c'est une ivresse totale qui s'empare de mon corps, pour le coup...
Tu as ce que je recherche dans l'écriture...tu parviens à attiser le feu sans entrer dans les détails crus, juste en suggérant, dans une grande sensualité...il faut que j'en prenne de la graine! La scène sous la douche, enfin, j'ai vibré...voilà. Merci.

Julien Lem 15/04/2006 13:51

> Tu as ce que je recherche dans l'écriture...Je pense que tu l'as trouvé, en tout cas ça me paraît évident dans ton récit "Les élucubrations du porte-jarretelles, suite" dont pourtant le titre ne me branchait pas, vue mon allergie aux accessoires vestimentaires.  Faute de passer des années à "apprendre à écrire" (il y a en aussi qui paient pour apprendre à respirer...) on n'a pas d'autre choix que de faire parler les sensations à partir de réminiscences de choses vécues.Pour moi c'est bien plus facile si on est encore dans la vague volupteuse.  C'est pourquoi je peux écrire à chaud sur une rencontre amoureuse alors que je serais incapable de raconter une histoire inventée ou de décrire un paysage.  J'admire celles et ceux qui parviennent à nous faire vibrer avec un récit de voyage ou la vie de leur animal domestique préféré.Tout ce que j'ai appris par cet exercice d'écriture focalisé sur un unique sujet, c'est d'élaguer les formes redondantes.  La touche "delete" est ma préférée sur le clavier.> Il faut que j'en prenne de la graine! La scène sous la douche,> enfin, j'ai vibré...voilà.Et moi tu m'as donné envie d'offrir un massage à tes formes généreuses. ;-)Mais sans les jarretelles :-((Mes invitations sont toujours sérieuses !)

Ligérienne 08/04/2006 09:22

> des femmes qui croient qu'elles sont une "occasion à ne pas manquer"Faut  dire qu'"occasion" ça fait pas très fun (neuf) ; - )

Julien Lem 08/04/2006 09:58

Une "affaire", ça se vendrait mieux ? ;-) (An affair in English)Pour être plus précis, je veux parler de femmes (ou d'hommes) qui se nourrissent de la frustration des autres. Chez un homme j'appelle cela de l'impuissance car c'est un moyen d'éviter la déception de l'acte tout en jouant le jeu social du désir. L'homme se fait désirer mais il reste hors d'atteinte, par exemple en débranchant son téléphone, dans la version moderne.Chez une femme, je l'ai plus souvent observé dans des déclarations du style: "J'ai très envie de faire l'amour avec toi mais il faudrait que..." suivi d'une condition matériellement irréalisable qui n'a rien à voir avec le désir. Je le perçois comme une forme, peut-être inconsciente, de manipulation.

vernnone 06/04/2006 23:48

Histoire troublante. De galères en bons moments, tu jongles magnifiquement entre herotisme et réalité lourde. Il faut avoir du talent pour méler deux monde comme tu le fais. Bizz à toi

Julien Lem 07/04/2006 23:15

Je pourrais raconter cette histoire sur le mode de la déception ou de l'occasion "manquée". Mais, si la réminiscence des moments passés avec Melinda est quelque chose de jouissif, c'est parce que ces moments étaient vraiment jouissifs.  Je ne vivais pas le désir comme un manque, déjà à cette époque parce que je n'étais pas privé de sexe.  Pas de manque, pas de frustration, pas de "besoin à satisfaire", le désir est un excès, même aujourd'hui avec des rencontres plus rares.Et puis on peut toujours spéculer sur l'occasion manquée. Même si nous avions vécu une magnifique fusion sexuelle, ce n'était pas la première ni la dernière. Surtout que nous aurions pu vivre tout à fait autre chose, une rencontre banale, peut-être avec des conséquences dramatiques vue l'absence de précautions.Pour moi ce fantasme de l'occasion manquée est donc une pollution de la pensée, une forme de névrose.  D'ailleurs, je déteste me trouver avec des femmes qui croient qu'elles sont une "occasion à ne pas manquer" et qui exploitent cette névrose pour créer un désir-manque.  Je ne sais pas si c'est clair mais j'aurai l'occasion d'y revenir...

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