Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /Mars /2006 16:14
Une femme autoritaire et joviale avec une voix perçante et un accent à couper au couteau. Près d’elle, un petit homme souriant et soumis, moustache grisonnante. Le cliché même du couple de retraités hollandais en route pour sa résidence d’été dans un pays ensoleillé. On a parlé de choses sérieuses, de conférences internationales et de notre nouvelle stratégie pour changer le monde. Ça va être beau, vous verrez. Ils nous ont montré des photos de leur maison, de leur chien, des enfants et de leur bateau.

Juste avant d’aller dormir, elle ouvre encore une fois son ordi portable et m’invite à regarder : c’est une gravure flamande su 17e siècle où l’on voit des bourgeoises dans un magasin en train d’acheter des godemichets. Impressionnant !
— Vous voyez, personne n’était choqué à cette époque. Alors qu’au 18e…
Ce matin, quand ils sont partis, je me suis dis que je ne regarderais plus jamais les retraités hollandais avec un petit air moqueur.
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Ce blog

  • Retour à la page d'accueil
  • : Fils invisibles
  • : Un loup gris partage les émotions, intuitions et désirs au fil de ses « voyages » d'amitié amoureuse.

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés