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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 18:53
Le temps est à l’orage mais c’est un jour réservé à une descente dans les rochers du bord de mer avec Nelda. Je passe la prendre en voiture. Au début du sentier il ne pleut plus. Une baie est fermée à cause du risque d’éboulement. Nous restons donc sur la petite plage absolument déserte. La mer, très agitée, n’a de cesse de nous arroser les pieds.

Gestes tendres, caresses. C’est bon de contempler son visage fin et de toucher sa peau satinée. Adossée au rocher, elle s’abandonne, je me laisse porter par le désir. Mais, après avoir goûté son sexe…
— Ça va ?
— Pas trop.
Elle pleure. Elle vient de réaliser qu’une fois de plus elle est en train de se soumettre au désir d’un homme, le regard perdu dans le ciel, envoûtée par la force de la nature. Non, ça ne va pas, et pas du tout : en s’abandonnant ainsi, elle se coupe de ses sensations et s’évade de son désir profond. Si je n’avais pas posé de question elle m’aurait laissé faire sans y penser.

Nous laissons retomber l’excitation, enlacés immobiles. Tout a été dit. Puis nous déjeûnons sur le pouce.

Après avoir longuement parlé il nous prend l’envie de quitter la plage pour rechercher l’abri du vent. Quelques promeneurs pointent le nez. Nous remontons dans la forêt, un peu à l’écart du chemin. J’étends mon manteau sur un lit d’herbes et d’aiguilles de pin. Je goûte ses baisers de plus en plus intenses et ses caresses extraordinairement attentives. Cette fois, oui, elle est présente. Je me laisse aimer.

Elle se presse contre moi, sexe contre sexe à travers les habits. Puis elle libère mon arbre pour le serrer avec force. Je roule pour qu’elle vienne sur moi. Elle jouit discrètement. Elle a été d’une telle tendresse que je me sens comblé.

Nous reprenons la route. Il nous reste une demi-heure pour parler à la terrasse d’un café devant le théâtre. C’est un des plus beaux moments de cette journée.

Nelda est belle au point que je n’arrive pas à réaliser que c’est la femme qui me faisait l’amour dans la forêt.

Il s’est remis à pleuvoir.

[Suite]

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