Samedi 11 février 2006 6 11 /02 /Fév /2006 11:30
Julien, 9h00
J’ai envie de te voir, de t’entendre
regards qui se croisent
complices d’une escapade — le plat du jour ? non merci…
pendant que quatre mains se cherchent aux quatre coins
de la table, et plus tard
enfin seuls
sur la nuque, un baiser trop attendu, envie de mordre
nos souffles entremêlés
le silence soudain
quand tes seins se pressent dans mes mains
pointes dressées entre deux doigts, je serre et j’aime le frémissement
de ton ventre qui dit oui
tes yeux qui se ferment sur l’innocence du plaisir
tes lèvres d’en haut, puis celles d’en bas, dans une vertigineuse glissade
les saveurs du désir au bord du volcan
et ton visage si beau, tête en arrière, paupières vibrantes sur un sourire
qui ose dire que tu t’aimes, enfin
dans ce moment où la vague te porte en triomphe
comme un char de défilé baroque à travers
une foule hurlant sa joie
et combien tu aimes la vie, et me fais signe de l’aimer aussi
en devenant coquillage
et moi vague prisonnière (complaisante) d’une plage lointaine
où je viendrai mourir dans un grand frémissement.
Catherine, 16h45
Ouahouuuuuuuu ! « Moi non plus », comme dirait Gainsbourg. […]
Attends moi si tu veux
Quand la tempête s'apaise, je ferai signe à nos prochains frémissements.

[Suite]

Par Julien Lem - Publié dans : Lire de bas en haut
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