Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /Jan /2006 14:22
Une scène d’étudiants de l’Université de Cambridge en train de s’entraîner à l’aviron, sur un documentaire d’Arte diffusé hier, m’a remis en mémoire une fine blague de John.
Un prof de Cambridge reçoit en visite un collègue d’Oxford, l’université concurrente. C’est un dimanche d’été, il fait très chaud, comme parfois en Angleterre.
— Mon cher collègue, puis-je suggérer que nous allions au bord de la rivière Cam pour nous réjouir d’une petite baignade ?
— Well, cher collègue, je crains de dire que je suis dans l’embarras parce que je n’ai pas apporté de bathing suit
— Never mind, my dear, c’est un accessoire totalement inutile ici, puisque les berges sont toujours dans le vide ! [La contrepèterie est un pur incident de traduction.]
— Alors, si vous le dites, devrions-nous essayer ?
Voilà nos deux distingués personnages en train de faire trempette des chevilles dans les eaux du fleuve, quand, soudain, apparaît à l’horizon un bateau rempli d’étudiantes en train de ramer vigoureusement vers leur plage. Gosh ! Le prof de Cambridge masque immédiatement de ses deux mains son embarrassment et les parties susceptibles de l’augmenter. Il jette un regard apeuré à son collègue et s’aperçoit, à sa grande surprise, que l’Oxfordien s’est couvert le visage… Le bateau passe devant eux dans une pouffée de rires. Le danger écarté, le professeur ne peut résister à l’envie d’apostropher son collègue :
— Er, I say, je suis choqué que vous n’ayez pas ôté de la vue de ces jeunes filles ce que décemment il convenait de cacher…
— Apprenez, cher collègue, que dans la prestigieuse Université où j’ai le privilège d’exercer, they recognise people by their faces ! (on reconnaît les gens à leur visage)
En visite à l’Université d’Edimbourg, j’ai raconté cette histoire alors que nous en étions aux ethnic jokes d’une fin de repas bien arrosé. Tout le monde a ri, sauf un homme, prof à Cambridge (UK)…
Par Julien Lem - Publié dans : Humour
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Commentaires

Merci Julien, j'ai bien ri
Commentaire n°1 posté par Ligérienne le 01/02/2006 à 14h45
Je cite :

"Je n'ai pas bien compris qui ou quoi vous souhaitez chasser, ni le lien entre votre commentaire et l'article, ou le commentaire précédent ? (Perplexe...)"

in

JOUER AU MONDE - Des sciences et toujours des frontières

Sinon, la facilité et la prolixité de votre plume force le respect et davantage que le respect... la jalousie, oui, la jalousie : il y a tout lieu d'affirmer que jouir d'une telle écriture s'entend sans hésitation au propre comme au figuré - tout au contraire de la mienne en fait, d'où le fait de ma jalousie. Imaginez-moi dans la position du grammairien de Cambridge et vous comprendrez aisément mon déplaisir et le pire, c'est que je ne peux m'empêcher de jouer sur ce déplaisir... j'y prend trop plaisir, plaisir que je doute vous voir un jour partager avec moi. Généralement, j'éprouve de la jalousie de voir réussir d'autre là où je n'arrive pas à réussir - BIEN FAIT POUR MA GUEULE - avec cet avantage notable de ne pas avoir eu à produire l'effort de production de l'objet qui éveille ma jalousie... qui soudain s'apaise sous les caresses de la paresse.

Merci

Commentaire n°2 posté par ... le 07/04/2008 à 00h58
J'espère que je n'ai pas besoin d'expliciter le lien implicite du lien suivant, du moins, je l'espère pour vous.
Commentaire n°3 posté par ... le 07/04/2008 à 01h00

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