Lundi 23 janvier 2006 1 23 /01 /Jan /2006 18:00
Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens.

Milan Kundera, Personne ne va rire, in Risibles amours, 1970.
Par Julien Lem - Publié dans : Lectures, films, radio
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Commentaires

Et le bandeau est-il pour autant dénoué au présent?
Commentaire n°1 posté par marie B le 24/01/2006 à 13h04
L'important est d'avoir l'impression d'y voir plus clair. La confrontation des souvenirs me suggère qu'il subsiste une grande marge d'incertitude, mais parfois j'y trouve des convergences surprenantes. Honnêtement, nous dénouons des bandeaux pour en bander d'autres; libre à nous de les choisir plus légers...
Réponse de Julien Lem le 24/01/2006 à 13h43
Je crois, au contraire, que l'on peut vivre le présent, sans trop regarder derrière(mais sans effacer non plus).
Commentaire n°2 posté par Ligérienne le 26/01/2006 à 12h21

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