Lundi 16 janvier 2006
1
16
/01
/2006
01:09
Dans
« Fresques », Marie B. écrit :
Le sexe est exutoire… C’est bien connu !
Je n’y ai pas retrouvé la jubilation de mes vingt ans…
Exutoire… J’avais cherché ce mot dans le dictionnaire quand Sylviane, une partenaire de quelques jours, m’avait écrit qu’elle se sentait mon exutoire (voir
« Andrzej »). Elle avait raison, bien sûr, et ça m’a titillé longtemps.
Je comprends la mentalité des salles de garde, où l’on a besoin d’évacuer des émotions rentrées et une image pas très belle du corps humain. Je comprends sans y adhérer car en tant qu’homme je suis allergique à cette ambiance. Pour une femme c’est une autre histoire, apparemment elle a le choix entre la fuite et la surconsommation ?
Bref, je crois (j’espère) avoir pris un peu de distance avec cette idée de consommation sexuelle et je doute que ce soit juste un effet des hormones : si j’aime les rencontres rares et intenses, par contre j’aime jouir autant qu’il me plaît, surtout après une journée laborieuse. Pour moi ce serait donc plutôt la jouissance à elle seule qui est exutoire, mais ce défoulement se passe de partenaire. Dans certaines relations j’ai été gêné par le fait de sentir que mon amante essayait de m’entraîner dans son défoulement à elle. C’est bon une fois — allez, deux fois — mais assez vite je me sens manipulé.
Il est vrai que j’aime être manipulé, tant que ça me procure du plaisir.
Sur ce, je vais boire un café, me coucher et me caresser.
Par Julien Lem
-
Publié dans : Pensées en vrac
5
-
Partager
Vos réactions