Ils sont restés longtemps enlacés, debout, elle entièrement recouverte de laine, pantalons et chaussettes. Elle demande sa chaleur, la tête contre son épaule ; son amour, son amitié. Il
voudrait avoir mille mains pour la toucher en entier, les mamelons à travers le pull, la rencontre de sa peau sur ses hanches, la vie de son sexe à travers le vêtement pendant qu’il frotte son
museau entre ses seins (tu es belle en hiver, belle en été, les saisons ne se feront plus attendre et je serai ton confident, ton soutien, ton amant chaque fois que tu m’appelleras).
Leurs lèvres et leurs langues ont joué à se mouiller, se goûter, se prendre et échapper aux morsures pour rire jusqu’à ce qu’elles renoncent à la victoire et qu’il ait envie de la contempler,
silencieuse sous la lumière rougeoyante du feu, offerte à l’impudeur de son regard et de doigts qui écartent les plis secrets.
Plus tard ils sont allongés sous une épaisse couverture, lui blotti contre elle, innocemment réunis comme une sœur et son frère au milieu d’un bivouac. Il ne faut pas que les autres s’aperçoivent
que leurs sexes se sont rencontrés. Elle le caresse tendrement. Il retient son souffle quand elle en serre la racine en se cambrant imperceptiblement, elle aime sentir la palpitation de sa verge
et l’ivresse presque liquide du gland égaré tout près de sa matrice. Ils s’abandonnent sagement, sans bruit, à ce plaisir secret.
Quand il a pris ses poignets elle s’est doucement laissée posséder.
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Publié dans : Sexe
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