Lundi 26 décembre 2005
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Publié par Pocket (1998), bien vendu dans toutes les gares (mais pas chez Ah-ma-zone !) grâce à sa photo de couverture très suggestive, les
« Contes érotiques d’hiver » sont un joli recueil de textes de dix-sept auteurs. Dont sept femmes, si j’en crois les pseudonymes : dans ce genre de littérature, le genre ou les préférences sexuelles de l’auteur me paraissent significatifs.
J’ai aimé particulièrement le récit de Philippe Cousin :
Lady Godiva fait le grand écart chez les célibataires. En fait, j’ai tout aimé, je me suis laissé porter par ces fantasmes déployés comme des guirlandes sur un sapin, lequel avait de quoi agiter ses branches…
Il est difficile de raconter des histoires érotiques, à moins de les avoir vécues. Le style s’enlise très vite dans quelque chose d’insipide. Donc c’est plutôt une bonne idée de changer d’auteur — et de partenaires — à chaque chapitre !
Par Julien Lem
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Publié dans : Lectures, films, radio
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Coucou,
Tu as vu juste Julien, la couverture très joliment choisie accroche bien le regard, le titre semble plein de promesses qui pour moi , au final, n'ont pas été vraiment tenues!
Je suis entièrement d'accord avec toi Julien sur le fait qu'il est difficile de raconter des histoires érotiques à moins de les avoir vécues.
J'ai donc du mal à me mettre dans la peau de l'ange qui se "tape" un père Noël dans un cimetierre, toutes griffes et dents dehors, ou dans celui de cette femme qui ne trouve la jouissance qu'au prix du sacrifice d'une verge en érection (je n'avais pas fait attention à son auteur! quelle surpise!)
Pour ma part, mon coup de coeur va au texte de Stephan Levy Kuentz pour "Le cadeau" , suivit par "Tom a des chaussures qui prennent l'eau" et "Eleonore"
"A vos souhaits" m'a délicieusement troublée et j'ai trouvé "Marie Noëlle" trop improbable voir déplacée pour être excitante.
Egalement de ton avis lorsque tu écris que "dans ce genre de litterature, le genre ou les préférences sexuelles de l'auteur me paraissent significatifs."
De l'inceste au sm en passant par l'ondinisme, il semble qu'il y en ai pour tous les goûts, de sorte qu'il parait difficile de ne pas finir ce bouquin sans avoir accroché pour au moins une histoire!
Personnellement, ce mélange des genres, très certainement voulu, gache au final, le plaisir trouvé...
Ensuite j'ai écrit à la main un petit texte autour de cette idée que les histoires non vécues me paraissent fades, alors que je comprends qu'elles puissent exciter des fantasmes. (Je le publierai ce soir ou demain.)
Au fait, c'est quoi, l'ondinisme? (Je sors pas assez...)
C'est un peu comme les plats cuisinés exotiques qu'on achète au supermarché; ils font illusion tant qu'on n'a pas appris à cuisiner dans le pays. Alors oui, si tu sers un plateau avec des recettes à tous les goûts, ça se vend, mais c'est du gaspillage! J'ai passé ce bouquin à une tendre amie qui ne m'a pas recontacté depuis :-( Non, je déconne.
En tout cas, merci pour tes commentaires de lecture, et j'espère que tu écris aussi? Fais-nous en profiter!
Bon, là je rentre après 4 jours d'absence, faut que j'aille lire un peu les blogs complices ;-)
Julien
Bonjour Julien,
Il m'arrive d'écrire en effet. Mes derniers textes essaient d'être érotiques (Tu comprendras alors pourquoi mon avis "tranché" sur le livre dont nous avons débattus).
Quant à l'ondinisme, c'est un synonyme pour les uns, une variante pour les autres de l'Urolagnie( je fais référence au récit "Marie Noëlle"° [N'étant pas adepte, je ne saurai t'en dire davantage ;)]
Au plaisir,
Délice
Pour tes textes, j'espère que tu les partageras un jour... Ou bien est-ce le secret qui en fait le délice?