Samedi 26 novembre 2005
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Cette nuit j’ai rêvé à la mort de G., mon grand ami. J’étais seul près de lui. Il m’a souri, s’est allongé sur le côté, replié sur lui-même, et je l’ai vu lentement rétrécir à la taille d’un
fœtus. Quelque chose a cessé de palpiter.
Alors je suis descendu. Ils étaient tous là. On a fait un repas de noces suivi d’une orgie sexuelle. Mon partenaire était Michel. Je me souviens de lui car il fait l’amour sans un brin de
fantaisie.
Au bout de quelques minutes, dans l’espace entre le sommeil et l’activité, j’ai réalisé que dans ce rêve j’étais une femme. Encore une fois, l’association de la vie et de la mort : je me
suis même dit qu’en tant que femme il me serait aussi simple d’accompagner un mourant que d’accueillir un bébé.
Mais, en contraste avec ce qui s’est réellement passé à la mort de G. (voir
« Entre vie et mort »)
la plupart des objets-formes sont inversés comme sur une image surexposée : homme/femme, présence/absence, solitude/groupe, extase/orgie, elle/moi.
Par Julien Lem
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Publié dans : Pensées en vrac
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