Jeudi 10 novembre 2005
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Expulsions brutales et médiatisées d’habitants de logements insalubres à Paris, le jour de la rentrée scolaire. Provocations incitatives à la violence urbaine, ces derniers jours. Répression. À peine cite-t-on les élans de solidarité, les mouvements citoyens dans les quartiers laissés à l’abandon. La parole est du côté de la force.
Tout cela me remet en mémoire les paroles du Pasteur Niemöller :
Quand on est venu arrêter les catholiques, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas catholique.
Quand on est venu arrêter les juifs, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juif.
Quand on est venu arrêter les communistes, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste.
Quand on est venu arrêter les socialistes, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas socialiste.
Quand on est venu me chercher, il n’y avait plus personne pour me défendre.
Par Julien Lem
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Publié dans : Pensées en vrac
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