Dimanche 6 novembre 2005
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(Suite de la discussion sur le thème
« Araignées »)
Quand le parfum ne sert pas à masquer une odeur jugée nauséabonde, je maintiens qu’il capte l’attention, envoyant des messages à distance avec une rémanence très forte s’il contient des molécules de synthèse. Je me souviens de soirées dans une ambassade où un homme (que je n’ai jamais pu répérer) me serrait la main en l’imprégnant pour trois jours d’une odeur insupportable d’eau de toilette. (On aurait pu dire, dans son cas, de « l’eau de toilettes »…)
Mais je suis d’accord avec Marie B. que tout en maintenant l’attention captée il maintient à distance. Le parfum repousse de manière subtile toute pulsion érotique venant du corps ; il appelle à des effusions de sentiments relevant du fantasme. Il invoque un désir-manque impossible à combler dès le départ.
Dans sa meilleure déclinaison (huiles « naturelles ») il est comme un habit dont on ne pourrait pas être dépouillé. Je parle de « vérité » dans mes messages, mais je devrais plutôt dire que je suis en quête de nudité.
Par Julien Lem
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Publié dans : Sexe
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