Pensées en vrac

Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /2006 19:40
J’ai entendu à la radio un journaliste affirmer que le meilleur moyen de plomber la vente d’un journal était de publier en première page un article sur le sida. Ce pourquoi le sujet est soigneusement contourné par les médias. Vérification faite : depuis que ce blog affiche « Non au négationnisme » les statistiques ont piqué du nez.

Il ne me reste plus qu’à ouvrir une chronique sur le H5N1 et une autre sur le CPE pour retrouver la tranquillité d’un journal intime. Sous les pavés, la couette… ;-)
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /2006 16:31
Parfois le sexe est triste, parfois il brise des vies.

Si, comme moi, vous aimez les deux, gardez les yeux ouverts…

Ce n’est pas parce qu’on ne croise jamais personne sur une petite route qu’on peut y circuler sans maîtriser sa vitesse. De même, ce n’est pas parce qu’on n’a jamais rencontré le sida que « ça n’arrive qu’aux autres ». La plupart des victimes de l’infection se croyaient « protégées » d’une manière ou d’une autre. Merci de ne pas jouer à la roulette russe avec la vie de ceux que vous aimez !

J’en profite pour aborder quelques points souvent occultés par les militants de la lutte contre le sida :
  1. Une petite proportion de personnes régulièrement exposées au VIH par des pratiques sexuelles à risque n’ont pas été infectées. On ne connaît pas encore les raisons de leur immunité, mais quand on les connaîtra ce sera une piste vers de nouveaux moyens de protection. Si vous êtes dans ce cas, contactez l’Institut Pasteur pour un test génétique.
  2. Il est reconnu aujourd’hui qu’une forte immunité naturelle peut diminuer le risque d’infection lors d’un rapport « à risque ». Mais diminuer ne veut pas dire supprimer — il reste toujours quelques balles dans la roulette russe.
  3. S’il est bien connu qu’une meilleure hygiène de vie contribue à renforcer les défenses immunitaires et peut donc enrayer la dégradation du terrain d’un patient infecté, elle ne fait que retarder les échéances.
  4. Un petit nombre de personnes séropositives ne développent pas les symptômes du sida (perte d’immunité) pendant cinq, dix ans ou même plus. On ne sait pas non plus pourquoi. C’est une petite fraction mais elle suffit à quelques chanceux pour nier l’existence de la maladie ou proclamer leur « guérison » par des méthodes alternatives de médecine, de nutrition ou de psychothérapie. Ce négationnisme est un moyen comme un autre d’échapper à la réalité par le déni de la maladie. Il a reçu l’écho, au début des années 1990, de quelques scientifiques dénonçant le manque de rigueur de certaines hypothèses énoncées dans un climat très malsain de compétition intellectuelle, et défendues au nom du principe de précaution, ainsi que les dérives mercantiles de l’industrie pharmaceutique. Tous ces arguments ont été réfutés point par point, preuves scientifiques à l’appui, par les chercheurs travaillant sur ce qui est devenu une pandémie. (Voir le dossier constitué en 1995 sur le site du NIH)
  5. Aujourd’hui, le sida-négationniste fait son chemin chez les défenseurs de médecines « alternatives » des pays francophones, grâce à la publication des traductions d’articles réfutés depuis plus de 10 ans. Voir notamment la réponse très pertinente de Steven B. Harris The AIDS Heresies: A Case Study in Skepticism Taken Too Far (1994).
Pour ne pas mourir idiot… ne mourrez pas. Profitez de la vie et respectez celle d’autrui !

40 000 000 de malades du sida dans le monde (voir rapport) dont environ 39 000 000 n’ont accès à aucun traitement. Participez à Sidaction !

Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /2006 00:10
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /2006 16:01

Blogueurs et gueuses des journaux intimes n’ont qu’une idée en tête : passer de l’autre côté de l’écran, quand ce n’est pas « de l’autre côté du miroir » comme je l’écris pour appâter les âmes sensibles… Inutile de nier, celles et ceux qui écrivent sur le Net ont besoin de rencontres, d’un emploi, ou l’envie de sauver l’humanité — les trois n’étant pas incompatibles comme l’a prouvé Superman.

Le sujet de la rencontre revient donc de manière récurrente sur nos blogs. J’ai déjà donné pour de vrai avec « La cavalière invisible (4) » et j’espère donner encore. Il n’y a pas que des rencontres Q, dieu merci, ou bien ce serait dans un autre registre que nous sommes nombreux à trouver affligeant. Parmi les blogs placés en liens sur celui-ci (j’en lis d’autres, mais moins régulièrement) j’ai particulièrement apprécié les articles de Madison « Ça Vous Dit D'aller Boire Un Verre ? » et de Maylis « Sexualité, chat et Internet », où l’on peut lire des commentaires d’une émission que je n’ai pas vue. Le regard des médias traditionnels sur Internet ne m’intéresse pas beaucoup, c’est tellement plus intéressant de participer à un groupe qui s’articule à la fois dans le « virtuel » et le « réel ».

Les rencontres comblent des besoins affectifs que nous connaissons tous, que nous soyons dans le manque ou dans le culte de l’excès. Si je doute un peu qu’on puisse y trouver le Grand Amour, c’est plus par scepticisme de l’existence de cette bête mystérieuse que de l’arsenal utilisé pour partir en chasse. Je connais même une femme qui a rencontré pour de bon un homme extraordinaire (la preuve, il la supporte…) après quelques années de traque dans les petites annonces puis sur des sites de rencontres. Mais elle en était à un stade où, après de nombreux essais infructueux, elle pouvait rédiger un cahier des charges de l’objet convoité et écarter d’emblée les mauvais candidats. En fait, elle avait une démarche plus rationnelle que romantique, ce qui ne l’a pas empêchée de trouver la romance en bout de parcours. Je crois qu’en se donnant suffisamment de temps, entre la puberté et la ménopause, on a toutes les chances de résussir… ;-)

Quand je n’ai pas d’épisode nouveau de ma vie amoureuse à raconter, je puise dans les souvenirs anciens ou j’invente une histoire (toujours classée dans les « Essais »). Et encore, même les essais sont l’émanation de désirs réels — voir « Perles de désir » où j’ai vraiment vécu ce rêve face à à l’image vraie du corps vrai d’une femme bien identifiée — ou encore de la projection imaginaire du désir d’une femme — voir « Canicule XXX » où je répondais à un défi. Je crois que c’est la vérité du désir ou du vécu qui suscite de l’émotion. Cette émotion, je la retrouve en miroir dans les commentaires, même très brefs comme celui d’une lectrice de « Coïtus impromptus » où je viens de poster « Perles de désir » sans la photo qui en était à l’origine. Je suis ému, limite émoustillé, par ces petites phrases qui témoignent moins de la qualité d’un texte que du « trouble » ressenti, tout est dans les points de suspensions… J’avoue que parfois j’ai envie d’écrire aux femmes troublées pour leur parler de mon trouble, mais ce serait sans fin. ;-)

Nous sommes habitués à des images banalisées. Je ne m’attarde pas devant une photo publicitaire, sauf si elle évoque quelqu’un de connu. Je ne ressens aucune excitation dans une scène de Q au cinéma, sauf si elle me remet en souvenir de quelque chose que j’ai vécu, comme dans « L’Empire des sens » (seulement la première partie, eh couillons !) Le blog, avec ses pseudos et son anonymat, permet paradoxalement de dire des choses vraies, et donc sensibles, sensuelles et pleines de sens, parce qu’on peut y recréer un espace d’intimité qui donne beaucoup de liberté.

Sous condition de s’en servir avec tact et vigilance. Car l’intimité n’est pas une relation transitive. Ouh là le grand mot, je vais m’expliquer avec un exemple : V. et moi écrivons sur nos blogs des épisodes vrais et parfois torrides de nos vies sentimentales. Ce n’est pas pour ça que je vais raconter par le menu l’histoire de notre rencontre, son logement, la couleur de ses yeux, l’odeur de sa peau, que sais-je encore, tout ce que je n’hésiterais pas à écrire si elle n’existait pas quelque part dans notre « entourage virtuel ». Elle aussi a eu la délicatesse de ne pas révéler que je pue des pieds. ;-) Et, probablement, si nous avions fait l’amour, nous l’aurions gardé pour nous, dans notre jardin secret. J’aurais à la limite écrit l’histoire, à une autre date, en brouillant assez les cartes pour que personne ne puisse faire le rapprochement. C’est ça, l’intimité qui n’est pas transitive : si A et B vous font chacun partager un peu de leur intimité, A+B n’ont pas forcément envie de vous inviter dans ce qu’ils vivent.

Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Samedi 18 mars 2006 6 18 /03 /2006 01:02
En rentrant j’ai trouvé un mail d’une collègue qui me propose un poste d’expatrié pour un an, deux ans ou plus si affinités… à Hanoï. Elle m’explique comme c’est beau, le Vietnam. Certes, j’ai adoré le Cambodge et j’aime l’Asie en général. Elle me parle d’une prime d’expatriation à faire hurler le MEDEF, d’années supplémentaires comptabilisées pour la retraite, bref il ne manque que le palanquin et un cortège de geishas. Tout ce que j’aime ! :-(

Je suis sorti contempler le soleil couchant, respirer la pinède en pissant tranquillement dans un courant d’air délicieusement caressant.

J’ai pensé à mon boulot peinard, aux activités associatives, aux fourmilières qui attendent mes coups de pieds, aux femmes que j’aime et pour qui je me bats, qui me le rendent au centuple parfois, à l’insouciance que je peux savourer après des années de galère, à la danse, à la musique, aux films à découvrir, aux virées en TGV carte Escapades… J’en ai parlé longuement avec Aimée qui m’a fait partager son univers à elle.

Je ne quitterai pas ce pays, à moins d’être menacé sérieusement par un mari cocu.

Paix au Vietnam.

Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /2006 16:14
Une femme autoritaire et joviale avec une voix perçante et un accent à couper au couteau. Près d’elle, un petit homme souriant et soumis, moustache grisonnante. Le cliché même du couple de retraités hollandais en route pour sa résidence d’été dans un pays ensoleillé. On a parlé de choses sérieuses, de conférences internationales et de notre nouvelle stratégie pour changer le monde. Ça va être beau, vous verrez. Ils nous ont montré des photos de leur maison, de leur chien, des enfants et de leur bateau.

Juste avant d’aller dormir, elle ouvre encore une fois son ordi portable et m’invite à regarder : c’est une gravure flamande su 17e siècle où l’on voit des bourgeoises dans un magasin en train d’acheter des godemichets. Impressionnant !
— Vous voyez, personne n’était choqué à cette époque. Alors qu’au 18e…
Ce matin, quand ils sont partis, je me suis dis que je ne regarderais plus jamais les retraités hollandais avec un petit air moqueur.
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /2006 00:00
Lu chez des amis :
On trouve presque partout normal de frapper les enfants pour les faire obéir alors que cette méthode d’éducation expose les enfants, les adultes qu’ils deviennent et la société dans son ensemble à de graves dangers.

Les enfants sont d’ailleurs aujourd’hui dans presque tous les pays la seule catégorie d’êtres humains qu’il soit permis de frapper légalement, alors qu’ils sont aussi les êtres humains les plus fragiles, les plus vulnérables et ceux sur lesquels la violence a les conséquences les plus graves. Alors que dans les sociétés anciennes, on avait le droit légal de battre les esclaves, les domestiques, les soldats et les marins, les prisonniers, les femmes, aujourd’hui, dans presque tous les pays, seuls les enfants peuvent être encore légalement frappés.

Cette anomalie ne nous apparaît pas comme telle parce que nous avons presque tous subi à des degrés divers la violence éducative et que nous avons acquis sous les coups, depuis notre petite enfance, la conviction qu’elle est le privilège normal des parents.

[…]

Les progrès de la connaissance en neurobiologie ne permettent plus de douter des dangers de cette pratique que les enfants subissent souvent pendant toutes les années où leur cerveau se développe. On sait notamment depuis peu que des neurones, appelés par celui qui les a découverts « neurones miroirs », enregistrent fidèlement tous les gestes que nous observons et que ces mêmes neurones s‘activent au moment où nous reproduisons ces gestes. Ainsi, les gestes de violence des parents préparent dans le cerveau de leurs enfants des chemins neuronaux à la reproduction de ces mêmes gestes. Autrement dit, la première chose qu’un enfant apprend quand il est frappé, c’est à frapper et notamment à frapper les êtres plus petits et plus faibles que lui.

Le fait de trouver normal de frapper les enfants, alors qu’on serait indigné d’être frappé en tant qu’adulte, est un des pires effets de la violence éducative : on devient aveugle à l’immoralité qu’il y a à frapper un être plus petit que soi et totalement sans défense. Ce qui ne nous empêche pas de proclamer et d’enseigner aux enfants qu’« il ne faut pas faire à autrui ce que nous ne voulons pas qu’on nous fasse ». La raison de cet aveuglement et de cette incohérence est simple : les premiers coups que nous avons reçus des êtres que nous aimions le plus, nos parents, nous ont inculqué l’idée qu’il était normal de frapper les enfants. On ne se défait pas facilement d’une conviction acquise à un âge où l’on n’avait aucun moyen de la contester. Comme le dit un proverbe, « la dernière chose dont prend conscience le poisson, c’est de l’eau de son bocal ».

L’aveuglement concernant cette violence éducative ambiante, et donc perçue comme normale, est accentué par la croyance selon laquelle les enfants et les jeunes qui ont des comportements violents n’auraient pas été élevés assez sévèrement. Alors que c’est le plus souvent l’inverse qui est vrai et que la violence que manifestent ces jeunes est presque toujours la résurgence de multiples violences subies dans leur enfance.

(Voir le premier communiqué de presse de l’OVEO)
Seize pays ont actuellement interdit toute forme de violence éducative : la Suède (1979), la Finlande (1983), la Norvège (1987), l’Autriche (1989), Chypre (1994), l’Italie (1996), le Danemark (1997), la Lettonie (1998), la Croatie (1999), la Bulgarie (2000), l’Allemagne (2000), Israël (2000), l’Islande (2003), l’Ukraine (2004), la Roumanie (2004), la Hongrie (2005)…

Lire les commentaires et mes réponses…
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /2006 22:03
— Let us meet at 8 p.m. near the gate of La Sorbonne faculty. How can I recognize you ?
— I am tall and blond. I will wear a black coat.
8h05. Il n’y a plus d’entrée à la Sorbonne. Des grilles et une palissade de chantier que je ne pouvais pas prévoir car je n’ai pas lu les journaux depuis mon départ. La place est noire de blondes serrées dans des manteaux noirs pour affronter le vent glacial. Il y en a pour tous les goûts et de toutes les tailles — au fait, ça ressemble à quoi, une grande Brésilienne ?

Je ne peux pas les aborder car j’ai oublié le prénom de mon invitée. Mal barré pour un plan French lover. Je me marre en songeant à ce héros de « L’ignorance » qui fait l’amour avec une amie d’enfance dont il a oublié le prénom, elle qui n’a cessé de penser à lui au fil des années perdues. Il finit par se prendre une vraie claque.

Pourquoi a-t-elle tant insisté pour me rencontrer ? Étudiante en médecine, son père est un médecin renommé very good friend d’une militante anglaise avec qui je suis en contact. London connection.

Les blondes et leurs manteaux noirs ont laissé la place à de grands blonds vêtus de noir. Avec casques et matraques. Souvenirs souvenirs… Le vent pique un peu plus fort et je commence à sentir une montée d’adrénaline. Il me prend l’envie de rentrer plutôt que de passer la soirée à parler de tout et de rien. D’ailleurs, j’ai une conférence à préparer pour un public médical et plein d’idées me viennent. Je me faufile entre les CRS jusqu’à la station Luxembourg. Une horloge — je n’ai jamais de montre — m’annonce qu’il est 8h25. La marge est sans doute trop faible pour une Sud-américaine, mais je n’aime pas attendre, elle le saura pour la prochaine fois.

J’ai dîné à « La montagne d’or » comme prévu : on ne peut pas offrir moins qu’une montagne d’or à une blonde ! En réalité, je préfère y aller seul car ils sont très chaleureux, ils cuisinent bien, et ça ne me gonfle de parler en mangeant. Cette salade thaïlandaise aux calamars est particulièrement réussie.

Entre deux plats je feuillette Politis ou j’observe la salle. Tout au fond, un homme accompagné de son chien est en train de s’adresser d’une voix forte à la table voisine :
— Si vous ne pouvez plus bouger les bras, si vous avez mal à la nuque et des difficultés à parler, n’hésitez pas une seconde, appelez le SAMU !
Ayant manqué le début, je ne sais pas de quoi il s’agit, mais je n’oublierai pas de suivre son conseil si ce sale truc m’arrive. Bien que je ne voie pas vraiment comment appeler le SAMU avec les bras paralysés. D’ailleurs, je ne connais même pas le numéro, il faudra que je me renseigne. Depuis mon enfance je n’ai jamais consulté de médecin. Larissa (j’ai retrouvé !) aurait eu un sujet de conversation.

Les premiers clients sont partis et la salle est presque vide. L’homme au chien refuse un alcool — le petit verre offert aux seuls habitués. La jeune femme qui fait le service a remarqué quelque chose. Elle lui demande s’il reviendra accompagné.
— Ce soir je suis seul car ma femme est à l’hôpital.
— Ooooh, qu’est-ce qui lui est arrivé ?
— Infection au cytomégalovirus. Elle est dans le coma.
— …
Le jeune homme me lance un regard triste comme celui de son chien. Je lui renvoie un sourire.

Être heureux et bien dans son corps, c’est sans doute cela, la montagne d’or.
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 18:33
Je suis très mauvais pour ces célébrations : Journée de la Femme (inventée par Lénine), Fête des Mères (inventée par Pétain), St Valentin (inventée par Tintin)… Est-ce que c’est une bonne idée, ou encore un truc à la con pour faire vendre des babioles et des grands sentiments ? Je n’ai aucun avis, sauf que je ne suis pas un bon client des fleuristes ; je n’ai même pas changé de chaussettes ce matin.

Alors je glande sur les blogs (un jour va falloir que j’arrête de mettre ce mot en italiques, carrément ringard) à la recherche d’idées. Trop drôle, la vanne de Madison… Et puis je suis tombé en arrêt (oui, la queue tendue, comme les chiens du même nom) devant un passage du post de Nina : « 8 mars, journée mondiale de la femme » :
Pourtant, être une femme, c’est beau. Certes, je ne pourrai jamais faire pipi debout et j’ai mes règles tous les mois mais je ne regrette pas d’être née femme. Un jour, je donnerai la vie à mon tour, je sentirai un enfant grandir en moi, je le verrai grandir en dehors de moi mais même quand il ne vivra plus dans mon ventre, un lien existera toujours entre nous quoi qu’il arrive. Je suis née femme et ce n’est pas un handicap car je suis née au bon endroit. Je suis maîtresse de mon corps et de ma vie.
J’adore. (Nina aussi, je l’idéalise, mais c’est du domaine privé.) J’adore lire ces mots d’une femme qui n’a pas encore eu d’enfant. Je suis amoureux des femmes enceintes, c’est grave docteur ? Alors je me bats à longueur d’année pour qu’elles ne soient pas victimes de maltraitances dans ces poulaillers industriels que sont devenues les maternités. Je ne peux pas en écrire plus, cherchez sur Google.

Aujourd’hui, cette courte citation me donne l’occasion de dire mon amour des femmes-amies-compagnes-amantes-mères… Bref, de la vie, merde.
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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Lundi 6 mars 2006 1 06 /03 /2006 19:39
Pourtant je ne suis pas concerné par le CPE, ni le CNE, ni d’ailleurs personne de mes proches. Je fais partie des baby-boomers privilégiés. Aucune inquiétude à avoir en ce qui me concerne — cela n’a pas toujours été le cas — je peux continuer à faire le boulot qui me passionne jusqu’à la retraite, sans être milliardaire.

Aujourd’hui je n’aimerais pas être un vingtenaire (sauf pour les filles, une fois par semaine ;-)

Je n’aurais pas envie de vivre les galères de jeunes qui ont « tout pour s’en sortir », sans parler des autres. Ils ont besoin de notre solidarité. C’est nous, collectivement, qui avons créé le monde dans lequel ils rament. Commençons par ça, la solidarité.

Un article que j’ai trouvé intéressant, parmi d’autres : suivre ce lien
Par Julien Lem - Publié dans : Pensées en vrac
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